Mali: la justice convoque le putschiste Amadou Sanogo

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Amadou Sanogo, l’auteur du coup d’État militaire du 22 mars 2012 contre l’ex-président Amadou Toumani Touré, a été convoqué par la justice malienne pour des exactions commises par ses hommes. La date de sa comparution n’est pas encore connue.

 

Le général Amadou Sanogo, dont le coup d’État du 22 mars 2012 avait plongé le Mali dans la crise, a été appelé à se présenter devant la justice de son pays pour des violences attribuées à ses hommes, ont rapporté jeudi 31 octobre la gendarmerie malienne et une source judiciaire.

« La gendarmerie a reçu jeudi de la justice malienne une convocation adressée au général Amadou Sanogo. Selon la procédure, la convocation sera adressée au ministère malien de la Défense qui, à son tour, informera le général Sanogo de la convocation », a déclaré une source à la gendarmerie de Bamako. La date à laquelle Amadou Sanogo doit se présenter devant la justice n’a pas été dévoilée.

L’information a été confirmée par une source judiciaire, qui a indiqué que cette convocation avait notamment pour origine « les morts de la dernière mutinerie contre lui ». Il devrait par ailleurs être interrogé « sur toutes les violences de ces derniers temps », dont la plupart sont imputées à ses hommes.

Nombreuses exactions
Au début du mois d’octobre, d’anciens compagnons d’Amadou Sanogo avaient organisé une mutinerie à Kati, son ancien quartier général situé à proximité de Bamako, afin d’obtenir des promotions. L’armée régulière avait dû intervenir pour reprendre le contrôle des lieux. Certains proches du général Sanogo sont soupçonnés d’avoir réprimé des soldats qui s’étaient alors opposés à lui. À la mi-octobre, des familles de militaires avaient affirmé à l’AFP avoir découvert les corps d’au moins trois de leurs parents soldats. Les dépouilles avaient été retrouvées dans la caserne de Kati et ses alentours.

Dans les mois qui ont suivi le coup d’État militaire de Sanogo, en mars 2012, la caserne de Kati a été le théâtre de nombreuses exactions commises par ses hommes contre des militaires considérés comme loyales au président Amadou Toumani Touré, renversé par l’opération.

Ce coup d’État avait ouvert la porte à l’insurrection touareg et islamiste qui a ravagé le nord du Mali jusqu’au début de l’année 2013. Les groupes islamistes armés avaient finalement été repoussés en janvier par une intervention militaire internationale initiée par la France et qui perdure à ce jour.

Jusque-là intouchable, le général putschiste malien, Amadou Sanogo commence vraisemblablement à avoir des ennuis. Lui qui se la coulait jusque-là douce au bord du Djoliba. Amadou Sanogo qui a été bombardé général à l’arrivée de IBK à Koulouba, avait fini sans doute de se convaincre que rien de mal ne pouvait lui arriver. En tout  cas pas de sitôt. Mais IBK n’avait-il pas promis la justice aux maliens? C’est peut-être le début du commencement d’une saga judiciaire… Une alerte!

france24& guineetime

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