Enfance : la vente à la sauvette s’empare de la jeunesse

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Face à la situation  économique de  notre pays marquée par le manque d’emplois, les jeunes se livrent au petit commerce pour satisfaire leurs besoins essentiels, sans l’aide des parents. 

 

Des jeunes dont l’âge varie entre 10 à 30 ans, pratiquent ce commerce appelé  » vente à la sauvette »,   le long des principales artères et sur les grandes places publiques de la capitale.

Les principales artères de Conakry sont régulièrement bondées de jeunes filles et garçons, vendant divers produits à la sauvette.

Cette activité n’est pas sans risque. Les enfants et autres jeunes filles scolarisées ou déscolarisées qui déambulent entre les voitures, sont souvent exposés à des dangers. Notamment, des risques d’accidents de la circulation, d’enlèvements et de viols.

Pour Bécé Milimono, agent de police à Madina, « les problèmes avec les vendeuses sont énormes. Car nous, nous sommes là pour dégager. Mais quand on demande aux vendeurs de quitter la route, on nous insulte », a affirmé l’agent.

Ces jeunes, devenus commerçants ambulants à travers les cinq communes de Conakry, vendent divers articles dont entre autres, des biscuits, la pomme, l’eau en sachet, le chocolat, les spirales anti- moustiques, les bougies, pour ne citer que ceux-là.

Interrogés, certains de ces vendeurs estiment que le moment est venu pour eux d’aider leurs parents, dont les revenus ne suffisent plus pour faire face aux besoins de la famille.

« C’est pourquoi, nous nous sacrifions en bravant le soleil et la pluie, histoire de jouer notre partition dans la construction de notre avenir. Nos parents ne peuvent trouver que ce qu’on peut manger le soir. A part cela, il n’y a rien d’autres. Nous savons bien qu’ils ont des devoirs envers nous, mais, nous sommes aussi, sensibles à la période de soudure qu’ils sont en train de traverser. Donc, si nous croisons les bras, on sera ridiculisé », a déclaré Hassatou Baldé, jeune vendeuse.

Pour d’autres, l’Etat n’a pas suffisamment créé de l’emploi. C’est la raison pour laquelle ils se livrent à ce genre de métier. Mais pourquoi le choix des artères publiques ?

« Nous n’avons pas de place, c’est pourquoi nous venons nous asseoir ici. C’est en bordure de route. Nous perdons un peu de temps ici et s’il n’y a pas de clients. Nous nous introduisons dans le parc pour chercher la clientèle », lâche Halématou Camara.

Ce petit commerce à la sauvette généralement pratiqué par les enfants relance la problématique de l’exploitation des tout petits dans notre capitale.

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