Gueckédou peine à se relever, treize ans après l’incursion rebelle

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Guéckédou, la simple évocation du nom renvoie à l’idée d’une ville martyre. Autre fois carrefour commercial de la Guinée, la Cote d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone, la ville affiche  aujourd’hui l’image d’une cité sinistrée qui peine à cicatriser les séquelles de l’ incursion rebelle de décembre 2000.

Plus d’une décennie après l’attaque armée en provenance de la Sierra Leone et du Libéria, l’ambiance est loin d’être rétablie dans la cité de Tchiendènan  Dembadouno.

L’on se souvient que la série d’incursion rebelle lancée la nuit du mardi au mercredi 6 décembre 2000 avait provoqué  beaucoup de crime et de pillage des mois durant.

La ville s’était vidée de son contenu.  Et les forces rebelles s’étaient emparées de la ville. L’armée nationale avait donc procédé à une opération de raid aérien pour tenter de déloger les rebelles et autres groupes armés notamment l’Ulimo et les Kamandjoo.

Plusieurs habitations furent détruites par des bombardements et le chaos s’était installé pendant plus d’un an. La vie a repris dans la ville quelques mois plus tard avec beaucoup d’hésitation. Des années se sont succedées, les populations attachées à la terre de leurs ancêtres et à leurs activités sont revenues les unes après les autres. Mais voilà que treize ans après la guerre,  Gueckédou est loin de renouer avec son ambiance d’alors.

Aujourd’hui les activités commerciales tournent au ralenti avec notamment l’enclavement de la ville. Les 84 kilomètres de route qui relient Gueckédou à Kissidougou en direction de la capitale sont impraticables depuis plusieurs années.

Sur le plan social, le visiteur constate avec aisance le climat de méfiance qui règne entre Malinké et Kissi deux ethnies majoritaires de la ville. Méfiance née des affrontements communautaires que la cité a connu en début d’année 2013.

Sur le plan infrastructurel,  plusieurs nouvelles édifices ont été construites par les ONG , mais la voirie urbaine reste dégradée. C’est un nuage de poussière qui surplombe la ville. Aucune trace de goudron.

Parlant d’activité génératrices de revenus,  plusieurs jeunes natifs déplorent le départ de certains ONG  et projets.  Ce qui,  du coup,  a fait croitre le taux de chômage. Pourtant plusieurs promesses ont été annoncés par les différents gouvernements qui se succèdent pour la réhabilitation de  »Gueckédou ville martyre »

En tout cas cette ville autre fois attractive, semble plongée aujourd’hui dans l’oubli des pouvoirs publics.   »S O S pour Guéckédou » comme l’expriment les habitants de la ville.

FABERTO

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