( Ne le dites à personne ) : L’atmosphère politique a été malsaine en 2013 !

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On a l’habitude d’éplucher les actions ou programmes du pouvoir en place, en fin d’année. Citoyens et hommes politiques s’adonnent à coeur joie, à cette entreprise en Guinée, depuis quelques semaines. Mais dans ce billet, singulièrement, je m’interroge sur les agissements des politiciens guinéens en 2013. Coup de gueule d’un citoyen révolté.

Je conclus que la politique – politicienne- menée par ceux qui nous dirigent et d’autres qui nous ont déjà  » géré » et veulent reprendre leurs fauteuils, a été malsaine, à bien des égards.

En 2013, plus de 50 Guinéens sont morts dans les rues. Dans les multiples  » marches pacifiques » organisées par l’opposition qui se dit Républicaine. Jusque-là, aucune enquête n’a été ouverte par les Autorités de Conakry pour situer les responsabilités. Mais aussi point de réclamation vigoureuse pour que justice soit faite de la part des gens qui mènent des jeunes désœuvrés et pauvres à l’Abattoir. Ils sont plus prompts à se battre pour leurs intérêts personnels et égoïstes.

Des citoyens qui, sous le soleil ardent de Conakry ou la pluie diluvienne, sont en quête permanente de moyens de subsistance, ont vu leurs boutiques et magasins partir en fumées. La perte a été estimée à des milliards de francs guinéens. Malgré des rapports d’une ong de défense des hommes d’affaires, aucune mesure pour situer encore les responsabilités, frapper les commanditaires de ces destructions de biens et venir en aide aux sinistrés.
Des blessés, quelques fois des mutilés, qui se comptent par milliers, ont occupé les lits de l’hôpital national Donka.Lui-même malade de sa gestion, dit-on.

Des victimes collatérales, se dénombrent par milliers. Elles ont vu leurs voitures caillassées, incendiées, volées ou leurs motos retirées par des loubards et brigands. Les plus dures à cuir ont déposé des plaintes au près des juridictions ou commissariats les plus proches. Sans être pour autant assurées de retrouver les objets volés. Un autre groupe, le plus important, a  » laissé pour lui à Dieu » !

On a accumulé en 2013 ces injustices, ces frustrations, ces coeurs meurtris que seule la Justice, la vraie, l’impartiale, peut réparer.

Les conséquences désastreuses de la politique politicienne, du marigot politique, auront atteint l’économie du pays. Voyons, ce qui a opposé les  » frères ennemis ».

Au début, Waymark.C’est le nom de l’opérateur chargé de la confection du fichier biométrique électoral, en vue des législatives, plusieurs reportées au courant de l’année qui s’achève. Quant la commission électorale nationale indépendante et le gouvernement manœuvraient pour le maintient de cette compagnie sud-africaine, l’opposition, toutes tendances confondues, au gré du vent et des humeurs, a rejeté  » catégoriquement » Waymark.

Ce bras de fer a découpé en lambeaux, le tissu social. Puisque chez nous, chacun reste encore derrière l’homme politique de sa région naturelle ! Cette parenthèse aura duré  des mois et des mois. Avec son cortège de malheurs et de bisbilles auxquels le citoyen lambda est resté pantois. Les autres conditions d’organisation de ce scrutin crucial, qui devait mettre un terme à  l’ère de la Transition, n’ont jamais fait objet de consensus entre les deux bords politiques en face en Guinée.

La démocratie, son grand atout, c’est l’acceptation de la différence, à mes yeux. Le principe de la contradiction ! Mais en Guinée, ceci a tourné à la mauvaise foi, du moins en 2013. Chaque politique en face, s’est refusé de céder pour l’intérêt des citoyens qu’il soutient défendre. Chacun a cautionné que des jeunes soient sacrifiés sous l’autel de leurs intérêts…inavoués.

Pour résoudre cette crise,préélectorale, afin que le scrutin législatif puisse être organisé enfin le 28 septembre 2013, il a fallu la Communauté internationale !

Le niveau de déficit de confiance entre leaders de l’opposition et membres du gouvernement, élargit au président de la République, Pr Alpha Condé,avait atteint le summum. Jamais la politique des sourds n’a été aussi désastreuse à mes yeux.

La Guinée, dans le peloton des pays les plus pauvres de la planète, a d’énormes défis à relever, chers politiques. Ceux-ci s’appellent : pauvreté, chômage, manque de courant, d’eau potable, de routes, d’écoles, de moyens de transports, de centres de santé, d’ hôpitaux modernes, des ponts, des logements sociaux pour les fonctionnaires, de bonne gouvernance, d’une démocratie saine…

Epargnez-nous de vos guéguerres qui nous font tourner, simplement, à rond. Pour l’année 2014 qui débute dans quelques jours.

Billet publié dans http://nakiri.mondoblog.org/

 

 

 

 

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