Médias: Ce que Makanéra a dit à propos des journalistes Moussa Diawara et Mandian

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Le 28 février, l’Ong Front commun des médias est allé remercier le ministre de la Communication, Alhousseine Makanera Kaké pour son implication pour le retour au bercail de Moussa Tatakourou Diawara, directeur général de la radio locale Batè FM.

 

Puis pour plaider aussi pour celui de Mandian Sidibé qui a fui le pays le 19 novembre 2013 lorsqu’i avait lancé un cri de détresse ayant occasionnant un mort.

M. Nouhou Baldé du Front commun des médias n’a pas manqué de reconnaitre que les journalistes font parfois des dérapages dans l’exercice de leur métier. Il a salué l’esprit d’écoute du ministre. « Nous l’avons rencontré par rapport au cas de Moussa Tatakourou Diawara, mais aussi pour le cas de Mandian Sidibé. Le ministre nous a beaucoup aidé, la preuve est que Moussa Tatakourou Diawara est-là. Nous avons sollicité le rencontrer de façon officielle pour le remercier, exprimer notre reconnaissance et à travers cet acte remercié le Chef de l’Etat qui a accepté d’écouter ce ministre », poursuit-il. Pour lui, le ministre Makanera a donné le bon exemple. « Nous pensons que nos relations vont continuer en s’améliorant. Nous espérons ardemment que le dossier Mandian Sidibé va  évoluer et que cet autre confrère va très bientôt regagner son Kankan natal en toute sécurité », a-t-il conclu.

Et M. Moussa Tatakourou Diawara, directeur général de Batè FM de remercier : « Je suis comblé de joie pour mon retour dans ma Guinée natale. Cela a été possible grâce aux assurances que le ministre de la Communication m’a données au téléphone depuis la Guinée-Bissau. Il m’a dit qu’il faut regagner le pays, tu ne dois pas avoir peur maintenant parce qu’il n’y a aucune poursuite judiciaire à ton encontre. J’ai téléphoné à mes confrères du Front commun des médias, M. Nouhou Baldé de prendre contact avec le ministre. Ce travail a été fait grâce à mes confrères-là. Je remercie le ministre et tous ses collaborateurs. Je remercie aussi toute la presse guinéenne, l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO), la fédération internationale des journalistes (FIJ). Je n’ai jamais été isolé même en étant hors du pays ».

En réponse à la doléance du Front commun des médias, le ministre des Communication, Makanera Kaké a félicité les membres du Front commun des médias qui se poseraient en défenseurs de la presse. Il pense que ces journaleux doivent aller plus loin pour régler des questions essentielles qui se rapportent à l’éthique et la déontologie, au rapport entre la presse, l’Etat, le gouvernement, mais aussi le rapport entre la presse et les autres entités de notre société.

Le ministre rejette le rapport de la fédération internationale des journalistes qui n’aurait pas bénéficié d’une bonne source d’information, en affirmant que les journaleux guinéens sont muselés, arrêtés, condamnés, violentés par l’Exécutif. Ce qui ferait que les journalistes Diawara et Mandian sont en exil. Comme l’on dit souvent que qui dit démocratie, dit le principe de séparation des pouvoirs. Alhousseine Makanera Kaké clame que l’Exécutif ne peut pas s’interférer dans le domaine judiciaire. « Vous ne serez pas très heureux de voir vos ministres qui donnent des instructions aux juges, qui leur demandent de prendre des décisions judiciaires sans tenir compte de ce que la loi leur impose », a insisté le ministre.

S’agissant du cas de Mandian Sidibé, le ministre Makanéra a précisé que : « Chaque fois que la justice est saisie, il faut laisser continuer la procédure. Le ministre et le Président de la république ne peuvent interférer dans le domaine judiciaire. C’est vrai que le Président de la république peut exercer son pouvoir de grâce à condition que le condamné fasse la demande. Et puisque vous ne pouvez pas être condamnés avant le procès, donc c’est à la fin du procès seulement que vous pouvez demander la grâce présidentielle. Pour le cas Mandian Sidibé, j’ai fait des recherches, des démarches autour, mais ce qui est fondamental, c’est que Mandian a un problème avec une personne qui a porté plainte contre lui à la justice. Il n’est même pas avec le procureur de la république qui peut agir sans qu’il ne soit saisi. Cette fois-ci, c’est une personne privée qui a ses droits et devoirs. Il a le droit de porter plainte et la justice a l’obligation de juger. Nous ne pouvons pas interférer dans ce domaine».

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