» Je ne suis pas communiste, moi » pique Kouyaté

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Condamné récemment par la Cour d’Appel de Conakry pour « non assistance à personne en danger », l’ancien Premier ministre guinéen et leader du Pedn Lansana Kouyaté ne cache pas sa colère vis-à-vis du régime du président Alpha Condé. Dans un entretien accordé à notre confrère de « Afrique connection », M. Kouyaté parle de la cause perdue d’avance pour l’opposition parlementaire, l’OREP, sa solution miracle pour combattre l’ethnocentrisme dans son pays. Sans tabou !

Vous êtes depuis quelques jours à Paris dans le cadre de la promotion de votre dernier livre « Du brasier somalien à la chaleur onusienne ». Pouvez-vous nous en faire le résumé ?

J’ai écrit ce livre sous témoignage de ce que j’ai vécu en Somalie et aux Nations Unis principalement. Il commence par le hasard de ma rencontre avec Boutros-Ghali (ancien ministre égyptien et Secrétaire général de l’ONU, NDLR), quand j’accompagnais le ministre guinéen des Affaires étrangères de l’époque, le colonel Jean Traoré, au Sommet France- Afrique, si j’ai bonne mémoire. Je n’étais qu’un preneur de notes. La Guinée venait de changer de régime, et le Président Lansana Conté et le régime militaire avaient déclaré l’ouverture totale au libéralisme, ce qui était l’autre face de la médaille (…)

Et le hasard a fait que j’étais nommé un jour en Egypte comme ambassadeur. Je raconte donc comment j’ai rappelé à Boutros-Ghali la phrase qu’il avait prononcée à Lomé quelques années auparavant : « l’Egypte n’est pas habitué à faire la promotion de son secteur privé ». Et moi, avec la fougue d’un néophyte, j’ai commencé par dire qu’ils ont tort, parce que, dans les temps qui viennent, les gouvernements seront obligés de soutenir leurs opérateurs (…)

Je raconte mon affectation à New-York comme représentant permanent de la Guinée, et ma nomination comme représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unis en Somalie, adjoint d’abord, puis représentant spécial. Et ce que j’ai vu sur le terrain, l’historique de la guerre de Somalie, les différents clans, les factions. Ce qui est remarquable, c’est qu’on pense parfois que les facteurs principaux d’une guerre, c’est les ethnies. Mais, dans mon livre, je démontre que même là où il n’y a pas d’ethnies il y a quand même la guerre. C’est le cas de la Somalie où il n’y a qu’une seule ethnie, l’ethnie somalie, une seule langue, la langue somalie, et une seule religion, la religion musulmane. Tous sont sunnites, et tous sont malikites. Malgré tout, ils trouvent la différence dans les clans. Le livre fait donc le topo de toutes ces guerres, et les complications qui en résultent (…)

De la somalie, mon destin a basculé aux Nations-Unies. Je décris sur un plan un peu macroscopique tout ce dont je me suis occupé : Rwanda, Burundi, Angola, Mozambique, Sierra-Leone, Liberia, etc.

Je parle aussi des intrigues au niveau du secrétariat des Nations- Unis, l’enjeu que représente l’élection du Secrétaire général, comment le renouvellement du Boutros- Ghali s’est joué, comment nous avons fait d’abord pour obtenir le soutien de l’Afrique à partir du Sommet de l’OUA à Yaoudé, comment il a fallu joué très serré parce qu’il y avait les Américains qui n’étaient pas prêts du tout…

« Quand on est passé par où je suis passé, en Somalie, véritablement on est guidé par les désirs de paix »

En quoi toutes ces expériences ont-elles inspiré votre engagement politique en Guinée, et votre façon de faire de la politique ?

D’abord, il n’y a pas de liens directs de cause à effet entre ce que j’ai vécu en Somalie et la Guinée. Parce qu’après l’ONU, je suis allé à la CEDEAO. De là-bas, je suis ensuite allé en Côte d’Ivoire comme représentant de la Francophonie. C’est suite aux crises de juin 2006 et janvier 2007 en Guinée, et en pleine action de réconciliation d’efforts tenaces pour amener les acteurs à s’entendre, que j’ai été invité par le Président Lansana Conté. Dans un premier temps, je lui ai donné des conseils d’usage, en lui disant comment il fallait faire pour sortir de ce chaos. Et plus tard, j’ai été nommé Premier ministre. Même à ce poste, je ne pensais jamais faire de la politique (…) Après mon départ de ce poste, je ne pensais toujours pas faire de la politique. Et pourtant, les résultats obtenus en 15 mois étaient assez prometteurs : le taux de l’inflation a baissé, les gens ont pour la première fois l’énergie solaire sur les routes, la césarienne a été rendue gratuite aux femmes, les résultats du Bac étaient, pour la première fois, sérieux parce que le pourcentage n’étant pas soviétique, tout le monde a reconnu que c’était le meilleur Bac, en Haute-Guinée mon gouvernement a imposé un pot plus grand pour mesurer le riz, et ce pot est encore aujourd’hui appelé « pot Kouyaté », etc. Tout cela a amené mes concitoyens à faire des pressions pour que je fasse de la politique. Et je n’ai pas pu résister aux pressions.

Cependant, bien sûr que les expériences vécues m’habitent, parce quand on est passé par où je suis passé, en Somalie, véritablement on est guidé par les désirs de paix, que les transformations se fassent dans la plénitude des lois, mais qu’on n’en vienne ni à des coups d’Etat, ni à des guerres civiles ; ce que je ne souhaiterais à aucun pays.

Au début du mandat du Président Alpha Condé, vous étiez dans le camp du pouvoir, mais aujourd’hui, vous êtes de l’opposition. Quel diagnostic faites-vous de la Guinée durant ces quatre dernières années ?

J’étais effectivement dans le camp du pouvoir. Mais, comme je le dis toujours, l’humiliation se retrouverait dans l’inconditionnalité du soutien même quand la route dessinée est faussée. Ce n’est pas du tout humiliant, ce n’est même pas embarrassant de quitter là où on est quand on voit qu’on fait fausse route. Et c’est ce qu’il s’est passé. J’ai soutenu le professeur Alpha parce que j’ai pensé que tout ce qu’on avait arrêté ensemble, et qui était clair comme du cristal, il allait le suivre. Mais il ne l’a pas suivi. Il a pris le contre-pied de tout cela. J’ai vu le Président interdire aux paysans de prendre leurs récoltes et d’aller les revendre dans les chefs-lieux des régions. Je l’ai vu dire que tout propriétaire terrien à Conakry n’a plus le droit de les revendre qu’à l’État, alors que le titre foncier existe en Guinée. À ce que je sache, c’est ce qu’on appelle du communisme. Or je ne suis pas communiste, moi. D’ailleurs, qui l’est aujourd’hui, étant donné que les communistes eux-mêmes ont reconnu qu’ils ont eu tort, au moins dans le domaine économique. Il y a également le fait qu’il ait voulu absorber nos partis dans le cadre unique du RPG, ce qui n’est jamais vu ailleurs. Le Président de la Côte d’Ivoire n’a pas demandé que l’alliance qui l’a soutenu se disloquât pour pouvoir adhérer à son parti. Au Sénégal, c’est pareil. Partout où il y a eu des coalitions, il n’y a pas eu des tentations absolutistes d’amener les autres partis à se fondre dans le parti au pouvoir.

Vous voulez dire que c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?

Je dirais même que c’est en ce moment-là qu’il y a eu la fissure, sans compter l’accord qui avait été signé et qui ne parlait non pas seulement de la distribution des postes, mais aussi de la gestion. Ils ont fait beaucoup de mensonges là-dessus, comme le RPG sait le faire, en disant qu’on a demandé 25 ministres. Il faut vraiment être naïf pour croire à ça, puisque c’est un accord qui a été signé avant même que le président ne soit élu. Ils savent bien noyer le poisson (…) Mais la raison fondamentale, c’est la politique suivie et qui était aux antipodes de ce qui avait été annoncé aux noms du candidat. Je rappelle que son premier discours de candidat, c’est moi qui l’avais prononcé. Prenez ce qui était dit à l’époque et comparez- le à ce qui est pratiqué aujourd’hui, vous allez vous-même voir la différence. C’est en cela que je dis que le bilan est globalement négatif.

Dans ce cas, nourrissez-vous aujourd’hui des regrets pour avoir contribué à son élection en 2010 ?

Il n’y a rien à regretter parce que vous ne pouvez pas vous détacher du contexte de l’époque. Chaque fois que vous demandez si vous regrettez, demandez aussi si le contexte était le même. Ça s’est fait sur des réalités aussi. J’ai demandé à ma base d’abord. Donc je ne suis pas allé à tue-tête vers un des deux candidats. Quand les différentes fédérations de votre parti vous indiquent une direction, c’est celle-là qu’il faut suivre. J’ai négocié avec les deux. L’un m’a dit oui, mais je savais qu’il me mentait. L’autre a dit non, il ne peut plus rien négocier. Où voulez-vous que j’aille ?

« Tout cela, c’est du pipeau. La question qui mérite d’être posée, est, est-ce que les Guinéens sont heureux ? Je dis non ! »

Malgré les critiques de l’opposition, la Guinée, vue de l’extérieur, ne va pas si mal que ça. Le pays jouit d’une meilleure image qu’avant. Son président est bien intégré dans les instances sous-régionales, régionales. Il prend part aux rencontres internationales, ce qui n’était le cas pour ses prédécesseurs. Les bailleurs aussi décaissent des fonds pour le développement du pays. Si le tableau était aussi sombre que l’opposition ne le dessine, il n’y aurait pas eu tout cela…

Tout cela, c’est du pipeau. La question qui mérite d’être posée, est, est-ce que les Guinéens sont heureux ? Je dis non ! La communauté internationale, c’est une très bonne chose. On a vu des chefs d’État qui ont été très populaires à l’extérieur, mais totalement rejeté à l’intérieur. Je ne vais pas citer de noms. Et puis, vous dites qu’il est accepté dans la communauté internationale, mais quelle communauté internationale parle t-on ? Vous savez, les Guinéens ne savent pas ce qui se passe dans la communauté internationale. Une visite ne suffit pas pour que vous pensiez que vous avez quelque chose de solide. La réunion des bailleurs de fonds, c’est du pipeau. 1 % de ce qui est promis n’est pas déboursé. Ce n’est seulement valable pour la Guinée. Même là où les plus hautes personnalités se sont déplacées à des réunions de bailleurs de fonds, tel qu’en Afghanistan où il y avait le Secrétaire d’État américain et tous les ministres des Affaires étrangères des pays les plus puissants d’Europe, allez demander aux Afghans si les montants colossaux qui avaient été annoncés sont décaissés. Ça n’a même pas atteint les 20 %. Il y a des vices cachés dans ces réunions. Il y a des gens qui sont partis à Abu Dabi annoncer pour la Guinée des fonds qui sont en cours depuis longtemps. Les gens croient à ce qu’ils entendent. Mais tout ça, c’est du pipeau. Si vous dites à des bailleurs, vous avez annoncé tels milliards, ils vont vous dire telle année, on a fait ça et telle autre année, on a fait tel projet. Ça ne signifie rien ! (…) Cela ne vaut rien de continuer à assister à ce que j’appelle du « djiamboré », pour entendre annoncer des chiffres qui ne seront même pas respectés à 1 %. En Guinée, de toute façon, on ne parle plus d’Abu Dabi. Tout ce qui a été dit, ce sont des choses qui ont été programmées il y a longtemps (…)

Donc, cette vue de l’extérieur dont vous parlez, je puis vous dire que vous irez dans beaucoup de pays, vous trouverez que, jusque-là, les conditions ne sont pas meilleures pour investir en Guinée. Demandez-vous pourquoi la Guinée serait tant acceptée à l’extérieur et, qu’au même moment, des investisseurs, notamment dans le secteur minier, quittent le pays.

Vous reprochez souvent le Président Alpha Condé d’instrumentaliser les ethnies à des fins politiques. N’est-ce pas là un mal commun à tous les leaders politiques de la Guinée, de Cellou Dalein Diallo à vous-même, en passant par Alpha Condé ou Jean-Marie Doré ?

Je ne parle pas des autres. Quand des Guinéens disent les Peuls sont mauvais, les Malinkés sont mauvais, etc., tant que c’est homme ordinaire qui le dit ça n’a pas des conséquences aussi graves. Mais quand le chef d’État lui-même le dit, ça devient grave. Quand il se braque contre une ethnie, les autres ethnies contre lesquelles il ne se braque pas ont même peur, parce qu’ils savent que sa parole peut amener des crises. Je ne dis pas que le Président est le seul ethnocentrique, il y en a beaucoup parmi les hommes politiques. Mais moi, je sais en mon âme et conscience, je ne le suis pas. Je ne le suis parce que mon parti l’a prouvé dans sa composition, parce que j’ai fait des propositions concrètes au Président Conté qui aurait pu adapter le régime guinéen à une situation de quatre groupes ethniques. Ce n’est pas la peine que je donne des détails, parce que même si je le faisais ça ne serait pas appliqué.

Ces propositions sont-elles encore valables aujourd’hui, adaptables dans le contexte actuel ?

Oui, elles sont toujours valables. Et le jour où on aura à appliquer ces propositions, l’ethnocentrisme sera complètement effacé en Guinée. Ma théorie, c’est d’utiliser l’ethnie pour tuer l’ethnocentrisme. Les gens se trompent en pensant que les démocraties doivent être rigides, que deux démocraties se valent au monde. La démocratie est comme la religion. Pour toutes les religions monothéistes, il y a les mêmes règles partout. Par exemple, les cinq piliers de l’islam sont respectés partout. Mais en dehors de ça, il y a les ornements de la religion qui font que nos cultures pénètrent la religion. La culture, c’est comme l’eau, rien ne résiste à l’eau. L’eau peut faire écouler le fer. La culture aussi pénètre tout, y compris la religion. C’est ce qu’on appelle le syncrétisme religieux, c’est-à-dire mélanger ce qui de tradition et ce qui est de religion avérée. On ne fait pas la messe de la même façon à Kinshasa qu’à Rome (…)

La démocratie américaine est différente de celle française, qui est différente de la suisse, qui est différente de la japonaise. Pourquoi a-t-on les cantons en Suisse ? L’État suisse est un État confédéral. Le nombre de ministres représentant l’ensemble ne dépasse même pas huit. Ils ont tenu compte de leur réalité ethnique pour essayer d’organiser leur pouvoir. Et ça marche ! (…)
Donc, la Guinée n’a qu’à d’abord penser à décentraliser véritablement. Sans ambiguïté. Quand tu décentralises, l’ethnicité va disparaître, parce que chacun va se sentir vivre en Guinée. Ce sont des choses qui sont pratiques. On parle toujours de démocratisation sans parler de décentralisation. C’est la décentralisation qui fera la force d’un pays.

Après avoir pris part aux législatives de septembre dernier, votre parti, le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), a décidé de ne pas siéger à l’Assemblée pour protester contre « l’irrégularité » du scrutin. Avec le recul, continuez-vous de penser que c’était le bon choix ?

C’est d’autant plus le bon choix qu’on se demande aujourd’hui ce que font ceux qui siègent ont décidé de siéger à l’Assemblée. Ont-ils soumis des projets, ou interdit des projets qui seraient iniques ?

Justement, si vous étiez là-bas vous auriez pu le faire, vous ?

Mais en quoi faisant, alors qu’on est minoritaire ?

Rien que pour la vitalité du débat démocratique dans l’hémicycle, ça valait le coup de siéger…

Ce n’est pas le débat qui est important, mais le résultat du débat. Et je n’ai pas refusé de siéger parce qu’on est minoritaire, j’ai refusé parce que ça a été l’élection la plus frauduleuse en Afrique. L’Union européenne le dit dans son rapport.

« Ceux qui sont partis à l’Assemblée en pensant qu’ils peuvent changer les choses de là-bas, ils se trompent. Ils ne changeront rien ! »

La fraude était importante à ce point ?

Mais, allez lire le rapport de l’Union européenne (UE), et vous allez comprendre. LUE dit qu’elle a apporté toutes les preuves (de la fraude, NDLR). Mais quand la cour suprême dit qu’elle est incompétente de juger, alors qu’elle a jugé les contradictions de l’élection présidentielle (2010), à quoi vous pensez ? (…)

L’opposition a ensuite saisi la CEDEAO, puis l’Union Africaine. C’est après tout ça qu’elle a décidé de siéger à l’Assemblée. Et le ridicule ne tuant pas, l’opposition s’est présentée pour être président de l’Assemblée nationale. Où est-ce que vous avez vu ça ? Vous imaginez qu’en France, après la victoire socialiste, la droite prétendre présider l’Assemblée ? En Guinée, si l’opposition a pensé diriger l’Assemblée, c’est parce que justement, elle pense aux débauchages. Elle pensait que, comme c’est un vote secret, certains députés du pouvoir allaient voter pour elle. Mon œil ! Donc, si mon parti n’a pas siégé, ce n’est pas parce qu’on n’a obtenu deux députés, mais c’est parce qu’on nous a donnés deux députés au lieu de respecter le vote des électeurs; ce n’est pas pareil. Et ceux qui ont décidé de siéger ne feront rien là-bas.

Vous voulez dire que l’opposition parlementaire ne fait qu’une présence de façade ?

Bien sûr que c’est une présence de façade!

Sur le coup, vous êtes sur la même longueur d’onde avec l’Organisation de l’opposition extraparlementaire lancée par officiellement par Bah Oury de l’UFDG, à Paris, il y a quelques jours. Y a-t-il des vases communicants entre vous ?

Entre moi et qui ?

Entre votre parti, le PEDN, et l’OREP de Bah Oury.

J’ai effectivement rencontré Bah Oury, et on a annoncé publiquement ce qu’on s’est dit. Mais parler de vases communicants, c’est trop dire pour l’instant. Comme eux, je ne participe pas à l’Assemblée, comme eux, je considère que ces messiers qui sont là-bas ne pourront pas endiguer tout ce que la mouvance présidentielle aura conçu au détriment de la démocratie. Sinon ils auraient pu par commencer à remettre à table les accords de juillet qui n’ont pas été appliqués, et en débattre avec les députés de la majorité. D’ailleurs, même s’ils en débattaient, ça ne produirait aucun effet. Parce que cette Assemblée n’a pas d’autonomie. Dès lors que la désignation de son président se joue à la présidence de la République, où est la séparation des pouvoirs. Je suis d’accord que le Président intervienne, mais ça ne se fait pas à ciel ouvert.

Quant à l’OREP, je ne connaissais même pas ce nom. On ne s’est jamais assis pour en discuter. Le PEDN n’en est pas membre pour l’instant. Mais nous continuons à dire que toute l’opposition doit aller ensemble pour changer la donne. Ceux qui sont partis à l’Assemblée en pensant qu’ils peuvent changer les choses de là-bas, il se trompe. Ils ne changeront rien ! Parce qu’on a affaire à un pouvoir autocratique, qui ne comprend que le langage de l’unilatéralisme, le langage de la pensée unique.

Justement, on est à un an de la présidentielle. Et plus on y approche, plus l’opposition disperse ses forces. On ne risque pas de se tromper en disant une cette alternance en 2015 est de plus en plus très hypothétique…

Il faut le craindre. Il est souhaitable que les forces de l’opposition soient regroupées, mais qui vous dit qu’on avance vers la présidentielle ? Pourquoi vous ne parlez pas des élections communales qui sont reportées, (rires). Chez nous, on dit que couper l’oreille fait que la tête aussi sera coupée.

In Afrique Connection

 

 

 

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