Ebola: des mèdecins français déployés à l’aéroport de Conakry

0
561

Des équipes médicales françaises ont été déployées à l’aéroport de Guinée Conakry « pour limiter au maximum » le risque d’une arrivée sur le sol français du virus Ebola apparu en Afrique de l’Ouest, a annoncé samedi la ministre française des Affaires sociales Marisol Touraine, tout en assurant qu’il s’agissait juste de mesures de précaution.

« Des équipes de l’institut Pasteur, des médecins d’organisations non gouvernementales qui sont sur place pour surveiller la manière dont se déroulent les embarquements ce sont des procédures jugées les plus efficaces face au risque lié à un virus », a-t-elle précisé lors d’une visite au centre médical d’urgence situé au terminal 2Fde l’aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle.

« La meilleure façon de lutter contre ce virus, c’est d’éviter sa propagation », a-t-elle insisté, en affirmant toutefois qu’il n’y avait « pas de malade atteint du virus Ebola sur le territoire français aujourd’hui ».

« Il y a des procédures de précaution qui se mettent en place et je veux assurer de la vigilance et de la mobilisation des autorités sanitaires et en même temps rassurer: nous ne devons pas être inquiets au-delà de la précaution nécessaire qui s’impose », a-t-elle insisté.

Mme Touraine a rappelé que son ministère et celui des Affaires étrangères avaient transmis aux compagnies aériennes des recommandations pour les voyageurs: s’il n’y « pas de restriction aux déplacements dans ces zones géographiques, on recommande aux voyageurs dans ces zones de ne pas aller dans les secteurs forestiers ».

Par ailleurs, un voyageur de retour des zones touchées « et qui aurait une fièvre importante dans les trois semaines qui suivent sont retour doit consulter un médecin », a-t-elle souligné.

Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest sont mobilisés contre une épidémie de fièvre hémorragique partiellement due au virus Ebola qui a fait 86 morts en Guinée, après l’annonce jeudi de premiers cas suspects au Mali, après le Liberia et la Sierra Leone.

AFP

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici