Insolite : un média d’Etat en quête d’un siège digne de nom

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Les locaux de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) sont dans un état piteux et très sale avec des réalités qui crèvent les yeux, au quartier Almamiya dans la commune de Kaloum à Conakry, à moins qu’on ne veuille pas se rendre compte de la situation critique de cet organe de presse pourtant appelé, «Mère des medias».

Vieille de 54 ans, cette Agence est engloutie dans la précarité. Elle est logée dans un immeuble à 8 étages, dont les 5 derniers sont à usage d’habitation. Choses, d’ailleurs, qui rendent son environnement invivable. Des déchets par-ci et autres encombrants physiques par là. Bref, l’accès est plus que difficile. Des chenilles, insectes nuisibles, cafards et parasites y défilent intempestivement à l’œil nu.

Avec l’usure de la tuyauterie, qui date de l’ère coloniale, les eaux usées des toilettes des 6 autres étages, dont 5 à usage d’habitation, se déversent régulièrement dans les locaux de ce service public, situé aux premier et deuxième étages de l’immeuble colonial, mettant ainsi en danger permanent la santé et la vie des travailleurs (journalistes et autres techniciens).

L’AGP manque de toilettes adéquates. Les chaises anglaises qui s’y trouvent sont cassées, les tuyaux d’évacuation bouchés, le tout sous tendu par un manque criard d’eau.

Voilà, en peu de mots, les réalités de l’AGP au moment où l’on parle de la riposte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Avec les pieds dans la boue, le personnel de l’AGP court de gros risques d’infection et de maladies, telles que la tuberculose et le choléra.

Raison pour la quelle, la nouvelle Direction générale, depuis son installation, n’a cessé d’introduire des requêtes auprès des autorités, en vue de trouver un siège digne d’une Agence de presse. Le monde des médias évolue, mais l’AGP traine le pas par un manque de soutiens financier et technique en sa faveur.

AGP

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