Conférence des présidents de parlements : la force de réaction africaine au menu

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La 6ème conférence des présidents de parlements africains a pris fin à Johannesburg le 14 août dernier. Dans le communiqué final, l’accent a été aussi mis sur l’apport des gouvernements africains dans l’opérationnalisation de la force de réaction africaine. Lisez.

 

Du protocole du parlement panafricain

 

La Conférence a décidé de prendre des actions spéciales en vue de faciliter la ratification du Protocole révisé du parlement panafricain par les Etats membres. A cet égard, la Conférence a recommandé que les parlements prennent leurs responsabilités pour veiller à la ratification du Protocole par leurs Gouvernements respectifs d’ici à 2015.

 

Dans la même foulé, les Parlements nationaux ont été invité à planifier des budgets suffisants pour l’organisation de l’élection des cinq membres du Parlement panafricain et le financement de leur participation.

 

De la paix et sécurité en Afrique

 

La 6ième Conférence a pris note du rapport du Conseil de paix et de sécurité relatif à la situation de la paix et de la sécurité en Afrique. Elle a déploré par conséquent la situation au Soudan du Sud, en Libye, au Mali, en République Centrafricaine, en RD Congo, au Cameroun et en Somalie, ainsi que le terrorisme au Nigéria avec la terreur de Boko Haram.

 

Pour ce faire, la Conférence a lancé un appel aux gouvernements africains afin qu’ils rendent opérationnelle la force de réaction africaine. Elle a exhorté en outre les gouvernements nationaux à accroitre leurs contributions financières au Fond pour la paix de l’Union Africaine.

 

Dans le même registre, la Conférence annuelle des présidents des parlements africains a recommandé la coopération régionale et sous-régionale afin de déloger le terrorisme du continent. Elle a exhorté l’Union Africaine à échanger avec les Nations Unies afin de trouver une solution durable au conflit sahraoui. Elle invite afin, les parties au conflit sud soudanais à faire respecter les accords qui ont été signés.

 

Ratification et internationalisation des instruments de l’Union Africaine
Notant que 49 des instruments juridiques de l’Union Africaine sont en place et que seulement 26 pays ont ratifié plus de la moitié de ces instruments, et rappelant que la mise en œuvre et l’internationalisation se matérialisent également dans un certains pays, quelques uns ayant mis en place des mécanismes de coordination pour traduire les instruments en actions gouvernementales qui touchent directement les citoyens africains.

 

En cette matière, la Conférence exhorte le Parlement Panafricain à travailler en étroite collaboration avec la Commission de l’Union Africaine et les partenaires, en vue de développer un mécanisme

 

La Conférence a décidé que le PAP établisse un rapport annuel sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des instruments de l’UA pour examen.
La conférence se félicite du rôle des parlementaires dans l’amélioration de la gouvernance des investissements fonciers à grande échelle en Afrique et de la réponse des parlementaires à l’accaparement des terres ;

 

La conférence prend acte du travail de l’UNFPA et reconnaît que l’Afrique doit investir davantage dans les activités des femmes et des jeunes en vue de s’assurer que les femmes et les filles ne meurent pas inutilement et que l’Afrique profite de sa jeunesse.

 

La conférence prend acte du travail d’OSISA et de la nécessité de renforcer l’engagement des parlementaires africains dans le programme de développement post 2015 en tant que buts et objectifs pour un développement durable qui servira de pierre angulaire pour la réalisation des aspirations des citoyens africains telles que contenues dans l’agenda 2063 de l’UA et la position commune de l’Afrique sur le programme de développement post 2015.

 

Le processus de mise en œuvre de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCFAD)
Concernant l’UNCFAD, la conférence invite les pays africains à ce que les politiques d’adaptation aux changements climatiques axées sur la gestion durable des terres fassent partie de l’accord sur les changements climatiques qui seront adoptés par la communauté internationale en 2015 à Paris

 

Invite les pays africains à mettre en œuvre des programmes d’actions en vue de lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse
Invite les pays africains à continuer d’œuvrer à l’identification d’un objectif clair afférent à la gestion foncière durable dans le cadre des objectifs du développement durable qui seront adoptés au cours de la 69ème session de l’Assemblée générale des Nations unies

 

Encourage tous les Parlements africains au niveau national, sous régional et régional à produire des rapports sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des programmes d’action relatifs à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse.

 

Que dire de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine

 

La Conférence a noté avec satisfaction la vision et les aspirations africaines relatives à l’Agenda 2063 et réaffirmé la vision de l’Union Africaine de « bâtir une Afrique intégrée, prospère et pacifique, une Afrique pilotée et gérée par s es propres citoyens et qui représente une force dynamique sur la scène internationale », comme guide principal pour l’avenir du Continent.

 

Il faut souligner également que la grande messe panafricaine a recommandé que le Parlement Panafricain et les Parlements nationaux organisent des réunions et débats relatifs à l’Agenda 2063 en vue de s’assurer que les opinions des citoyens africains sont prises en comptes. Il en va de même que cette recommandation a été faite à l’Union Africaine de produire un rapport annuel sur la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et le présenter au Parlement Panafricain en vue de s’assurer que la mise en œuvre est en bonne voie.

 

Ainsi donc, le parlement nationaux et les Parlements Panafricain doivent s’assurer que les programmes et décisions de l’Union Africaine sont non seulement vulgariser au niveau des Etats mais également mis en œuvre

 

Enfin, les Parlements nationaux, régionaux et le Parlement Panafricain doivent œuvrer à une meilleure synergie dans les différents pays, et en ce qui concerne le Parlement Panafricain, il faut élaborer des lois-types susceptibles de renforcer l’intégration politique et économique du Continent.

 

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