Le ministre Gassama Diaby fait le bilan de son magistère

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Toujours préoccupé par des questions des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, le ministre Kalifa Gassama Diaby continue de faire comprendre aux populations guinéennes les nombreux avantages liés au respect des droits de l’homme dans un pays démocratique.

Dans cet ordre d’idée qu’il a conféré ce jeudi 4 septembre 2014 avec la presse nationale pour échanger sur plusieurs sujets d’actualité dont entre autres la fièvre hémorragique à virus Ebola qui continue malheureusement d’endeuiller les familles africaines, le cas de la réconciliation nationale, les questions de violence, les questions liées à l’impunité et la problématique de la prise en charge des jeunes.

D’entrée, le conférencier est revenu point par point sur les différents efforts fournis par son département depuis sa mise en place par le Président Alpha Condé, le 5 octobre 2012.

Selon lui, malgré l’insuffisance des ressources financières allouées au département, ses cadres se sont sacrifiés et continuent à le faire pour que des résultats encourageants soient obtenus dans le domaine des droits en Guinée.

« La création de ce département est le résultat d’un constat évident. C’est celui de la grande problématique des questions des droits de justice et de liberté dans notre pays. Une problématique qui a jalonné toute l’histoire de notre pays. La responsabilité nous a été donnée d’assumer cette lourde tâche dans un pays qui n’a durant toute son histoire politique pas connu la culture démocratique. Depuis bientôt deux ans, nous avons travaillé et nous travaillons toujours d’arrache pied avec tous les cadres que vous voyez auprès de moi à assumer cette mission dans l’intérêt du peuple de Guinée. C’est dans cette perspective que ce département s’attèle à mettre le doigt là où cela fait mal pour l’ensemble de la société guinéenne. Parce que nous sommes convaincus que pour conjurer le mal de l’injustice, de l’inégalité, de violence où de l’absence manifeste de droit, il faut reconnaître d’abord ce qui ne va pas. Malgré tout, les choses avancent. La Guinée n’ira pas de l’avant tant que le droit de chacun ne sera pas respecté… », dira t-il. Ajoutant que le débat récurrent sur les Droits de l’Homme est aussi une avancée culturelle et sociale.

« Ces débats doivent continuer pour permettre à chacun de rester conscient d’une part de l’importance de ces droits pour une société civilisée mais aussi pour la préservation de toutes les dignités et d’autre part pour que chacun de nos concitoyens prenne la pleine conscience de son devoir de citoyen vis-à-vis de l’ensemble de la société et vis-à-vis d’autres concitoyens », précise t-il.

Parlant de la fièvre hémorragique à virus Ebola qui frappe actuellement la Guinée et d’autres pays de la sous-région ouest-africaine, le chef de département des Droits de l’Homme a déploré l’apparition de cette maladie. Il a par ailleurs invité tous les Guinéens de taire leurs divergences pour faire face à cette épidémie.

S’adressant à la communauté internationale, il les a vivement remerciés tout en les invitant d’appuyer encore un peu plus leurs efforts pour accompagner le pays à circonscrire la maladie.

Poursuivant, il a déploré le comportement de certains pays voisins de la Guinée qui ont décidé de fermer leurs frontières en cette période de crise en Guinée. Selon lui, cette épidémie sera bientôt un ancien souvenir pour les Guinéens.

« Ces pays doivent comprendre que c’est dans la douleur qu’on reconnait les vrais amis », ajoute t-il.

S’agissant de la réconciliation nationale, de la violence, de l’impunité et de la problématique de la prise en charge des jeunes, il a clairement démontré la nécessité pour des Guinéens d’être réconciliés. Car, dira t-il, la société a besoin de se réconcilier avec son histoire. Il a également fait savoir qu’il faut nécessairement en Guinée un pacte national. Aussi, l’invite a été lancée aux organisations de la société civile pour qu’elles viennent en aide à l’Etat à travers des sensibilisations pour mettre fin aux violences dans le pays.

Quant à l’impunité, le ministre Diaby indique que « chaque impunité fait le nid de plusieurs crimes ». D’où selon lui, « il faut que justice soit rendue dans toutes les violences des Droits de l’Homme ».

A rappeler que cette conférence de presse s’est déroulée en présence de quelques défenseurs des Droits de l’Homme et de quelques victimes des violences passées.

Mediaguinee

 

 

 

 

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