Monde- Washington monte en puissance contre Ebola

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La Maison Blanche a dévoilé hier un vaste plan de lutte contre l’épidémie.Déploiement de 3.000 personnel médical américain en Guinée, Liberia et Sierra Leone. Barack Obama devait annoncer hier soir l’envoi de 3.000 militaires en Afrique de l’Ouest dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre l’épidémie de fièvre viral Ebola.

Une montée en puissance tardive mais sans équivalent parmi les pays impliqués dans la lutte contre cette épidémie au taux de létalité dévastateur : 2.500 morts sur presque 5.000 cas en Guinée, Sierra Leone et Liberia.

Washington prévoit de construire 17 centres de traitement, comptant chacun 100 lits et de former à la lutte contre Ebola 500 travailleurs de santé par semaine pendant six mois. Le QG américain à Monrovia, la capitale du Liberia, devrait être opérationnel d’ici quinze jours. L’Organisation mondiale de la Santé estime que les trois pays touchés ont besoin d’au moins 10.000 personnes formées à la lutte contre Ebola. Les Etats-Unis ont déjà déployé 1.400 personnes pour lutter contre ce qu’ils considèrent comme une menace sanitaire directe en raison du risque d’arrivée inopinée sur le sol américain d’une personne infectée. 

La Maison Blanche a demandé au Congrès l’autorisation de débloquer 88 millions de dollars, dont 58 pour accélérer la production du ZMapp, un traitement expérimental aux résultats encourageants quoique sur une cohorte très réduite de malades.

L’ONU, a demandé de son côté 1 milliard de dollars pour lutter contre Ebola, le double de ce qu’elle estimait nécessaire il y a un mois et le triple de ce qui a été mobilisé ou promis par la communauté internationale. Cette épidémie est de loin la pire depuis la découverte en 1976 du virus Ebola , dont la létalité peut monter à 90 %.

« L’impact économique est d’ores et déjà considérable », explique Roddy Barclay, spécialiste de la question au cabinet Control Risks, « en raison de la suspension des projets d’investissements étrangers, de l’évacuation du personnel expatrié dans les filiales de multinationales, notamment dans le secteur minier, et des perturbations de la chaîne logistique dues aux restrictions aux déplacements, au refus de navires d’accoster ou à à l’absentéisme des officiels dans les ports par crainte de contagion ».

Selon lui, «le Liberia est le pays plus touché car Ebola y sévit sur l’ensemble du territoire et la riposte des autorités a été peu efficace  ».

En revanche, Ebola ne devrait amputer que de 0,5 % la croissance du Nigeria, où la réponse sanitaire a été « plus robuste »

Les ECHOS

 

 

 

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