» On ne paiera pas un franc à Hamana ( Alpha Condé)

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Le Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, s’oppose au règlement de factures à la société Hamana qui atteste avoir fourni au compte de l’Etat guinéen une quantité de plus de 21.000 tonnes de sucre. Ce dossier  remonte en février 2011 lorsque le  président Condé  a initié un programme d’approvisionnement de la population en denrées  alimentaires de première nécessité à des prix abordables.

  » On ne paiera pas un franc à Hamana » martèle ce vendredi matin le président Alpha Condé face aux médias au palais présidentiel. La société Hamana dit avoir fourni plus de 21.000 tonnes de sucres au compte de l’Etat guinéen en 2011.

 » Le ministre – l’ex ministre du ministre au moment des faits, ndlr- a  dit qu’il n’a pas lle signé le contrat…Comment voulez-vous qu’on paie? » s’interroge le président guinéen. Lequel s’est montré furieux à propos des commentaires d’un journaliste qui évoque des cas de  » corruption » dans ce dossier sur les ondes de la RFI.

Pour le Chef de l’Etat guinéen, c’est l’Inspecteur d’Etat qui a demandé des comptes au patron de cette société.

Quand le PDG de la société Hamana réclame le paiement de cette facture, le pouvoir public s’interroge sur le fond de ce dossier. Avant l’implication du Chef de l’Etat, c’est l’ancien ministre du Commerce, il y a quelques jours, qui est monté au créneau pour remettre en cause ce marché.

 

L’ex ministre,  avec un ton impératif dit ceci  « au moment où nous avons lancé un appel d’offre aux opérateurs économiques pour le sucre, en juillet 2014, la société Hamana n’était pas sur la liste, raison pour laquelle, quand  j’ai appris l’existence du contrat, j’ai expliqué la situation au cours du Conseil des ministres.  Si on devait négocier, c’est avec ceux là qui ont leur noms sur la liste.»

Pourtant, dans une de ses  interviews, Mme Touré Hawa Keita,  son ex secrétaire ne désarme pas, elle  avait défié le Ministre en disant que  c’est la signature authentique de l’ex Ministre  du Commerce Dorval Doumbouya.

«  Nous avons l’habitude de travailler ainsi. Si le ministre signe un document, mon devoir est de veiller à son application. Donc, nous transmettons les documents signés comme cela a été toujours été dans l’administration. Ceci dit, tous les documents envoyés doivent avoir les mêmes notifications. Il faut tout de même qu’on dise que c’est sur ordre du ministre. En ma qualité du secrétaire générale, je ne prends jamais une décision de façon unilatérale. Donc, à aucun moment, Je n’ai tenté de faire usage de son nom pour mes propres intérêts. Et à chaque fois que je suis appelée à adresser une correspondance, il est informé. Je ne vois pas pour quel intérêt je peux adresser des correspondances en son nom alors qu’il n’a pas été informé ».

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