Kassory et ces fauteuils….

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kassEDITORIAL – En l’espace de quelques jours seulement, Kassory Fofana, l’ancien argentier du pays – du temps du feu Général Conté- a été bombardé, du moins dans la presse, à deux postes non moins importants au sommet de l’Etat. De  » l’imminence du décret » du Pr Alpha Condé, on est face aujourd’hui  à une confusion dans les têtes des guinéens désormais désemparés par les tristes nouvelles de l’épidémie Ebola et celles d’un changement de futiles fauteuils. Cette confusion augure des lendemains sombres pour le sommet de l’Etat guinéen.
Que se tramerait-il entre le Pr Alpha Condé et Dr Ibrahima Kassory Fofana, son allié politique? Malin qui le dira. Des esprits intelligents jurent qu’une guerre fratricide se trame par contre entre  » l’Imam Ratib » du gouvernement, Said Fofana et le gentleman, Don Kass.

De supputations en calculs politiques, voire des projections médiatiques aux relents publicitaires, Ibrahima Kassory serait « le sauveur de la Guinée »,  » l’homme de la situation »,  » le connaisseur des finances internationales » etc…A cause de ces qualificatifs, en l’espace d’une seule semaine, le patron du GPT a  » remplacé » Said Fofana, son frère de Forécariah au palais de la Colombe et par la suite, a aussi commencé à présider à la destinée du Conseil présidentiel des investissements et des partenariats public-privé.

En réalité, pour le moment rien. Le citoyen lambda est assurément confus. Sèkhoutouréyah devrait-il chercher des stratégies pour freiner la folle propagation de l’épidémie à virus Ebola qui a endeuillé des centaines de familles, ou s’occuper à assouvir des ambitions personnelles et égoîstes ? Le débat est lancé.

Nombre d’observateurs ont du mal à comprendre la nécessité de changement à la tête du gouvernement, au moment où l’existence  et la survie de la Guinée, voire la sous-région ouest-africaine sont gravement menacées par le monstre d’Ebola. L’économie, la culture, l’agriculture, le tourisme, le commerce, la politique, les transports, la diplomatie, le social…et presque tous les secteurs de la vie de la Nation sont fouettés par cette épidémie déclarée en mars dernier et pour lequel le bilan macabre continue, et ne s’arrêtera guère, de sitôt. Parenthèse. le fonds de l’ONU pour lutter contre Ebola dans le monde ne compte qu’un minable montant de  100 000 usd : La Guinée, un pays durement affecté et criait déjà famine, est incapable de créer des centre de traitement d’Ebola avec de simples bâches, des lits, des chaises en bois et quoi encore?

Le changement à la tête de l’appareil d’Etat, ne changera en rien la vie de la cité et pire, la confusion qu’elle provoquera dans l’administration publique fera accroitre malheuresuement le nombre de morts d’Ebola. Soit dit en passant, le locataire de la Primature, Mohamùed Said Fofana, n’est pas le Premier ministre quil faut pour une Guinée qui a envie de changer. Mais faudrait-il que les actes soient posés à temps opportun.

Le décret du président de la République – nommant Kassory Fofana à la Primature- dont on parle de  » l’imminence » n’a jamais été publié. Voilà qu’on continue de berner, de tourner le regard des populations dans un état de psychose généralisé, d’un autre Conseil présidentiel des investissements auquel on ne pige que dalle. Kassory Fofana va-t-il s’occuper de quel investissement en temps d’Ebola? Ce, au moment où tous les experts financiers et même ceux de l’ONU voient en cette épidémie, une réelle  » menace à la paix et à la sécurité » du monde. Peut-on parler d’investissement en Guinée à cette heure où tous les guinéens sont devenus du coup des  » pestiférés » de par le monde? Peut-on parler d’invcestissement, de partenariat public-privé au moment où la seule grande compagnie aérienne, Air France, est invitée par ses syndicats à stopper le seul avion qui rallie Conakry par semaine? Il y a tout un fatras de faits qui militent en ce sens.

Ne nous trompons pas de combat. La seule chose qui devrait avoir un sens ces derniers temps, c’est le combat déclaré et qui devrait être remporté face à Ebola. Le chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, l’avait pourtant relevé lors de sa dernière sortie médiatique. Toute autre voie, pas forcment impossible d’emprunter, ne serait à nos yeux qu’égarement.

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