Etats-Unis : la présidence Obama menacée par un sérieux revers lors des Midterms

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Six ans après l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche et 4 ans après des élections de mi-mandats («Midterms») catastrophiques, les Etats-Unis votent ce mardi afin de prendre les grandes orientations politiques qui guideront l’executif américain jusqu’en 2016.

Ces élections générales, qui renouvelleront les 435 sièges de la Chambre des représentants, 36 des 100 sièges du Sénat, 36 des 50 gouverneurs d’Etats et une partie des élus locaux, sont encore une fois à haut risque pour le président américain.
Un vote sanction pourrait donner aux Républicains le contrôle total du Congrès des Etats-Unis, pour la première fois depuis 2006. Pis pour le parti démocrate, les élus républicains ont au moins 70% de chance de devenir majoritaires au Sénat, selon les analystes de FiveThirtyEight.com et du New York Times. Malgré les enjeux, environ 25% des candidats n’ont pas d’adversaires lors du scrutin.

En cas de défaite législative, Barack Obama subirait le même sort que tous ses prédécesseurs depuis Ronald Reagan, en devant terminer son mandat à la Maison Blanche avec les deux chambres du Congrès contrôlées par le parti adverse.

Le Sénat, enjeu majeur. Jusqu’à la veille des élections, les sondages restaient serrés tout en plaçant les républicains en tête dans suffisamment de sénatoriales pour donner au parti les six sièges qui lui manquent pour atteindre la majorité absolue de 51 sièges. Le pays aura les yeux rivés sur 10 sénatoriales clés, dont sept dans des Etats perdus par Barack Obama en 2012.

Les Républicains se disaient prudemment optimistes à quelques heures du verdict. «Il y a un parfum de victoire dans l’air», a affirmé lundi le sénateur sortant du Kentucky Mitch McConnell, qui deviendrait chef de la nouvelle majorité en cas de victoire. Les premieres tendances devraient affluer à partir de minuit en France.

La Chambre des Représentants acquise aux conservateurs. Malgré le renouvellement de 435 sièges d’un coup, la chambre basse devrait rester dans le giron des Républicains. Ils devraient même renforcer leur emprise sur la «House».

Des votes loufoques ou déterminants en pagaille. En plus de voter pour le renouvellement du Congrès ou dans certains Etats pour élire un gouverneur, beaucoup de propositions d’électeurs à visées réglementaires font l’objet de référendums ce mardi.

Faut-il légaliser la marijuana? Quatre Etats (Alaska, Floride, Oregon et Washington) seront sondés, que ce soit, selon les cas, pour autoriser sa possession, sa vente, sa culture ou sa consommation à des fins récréatives ou médicales ou encore sur sa taxation. Les états du Colorado et de Washington ont déjà légalisé le cannabis.

Autre question brûlante, l’augmentation du salaire minimum, fixé à l’heure actuelle à 7,25 dollars de l’heure par l’Etat fédéral, fera l’objet de scrutins dans cinq Etats (Arkansas, Alaska, Illinois, Nebraska et Dakota du Sud) et une vingtaine de circonscriptions.

Toujours dans le domaine des questions de société, les habitants du Colorado, du Dakota du nord et du Tennessee doivent se prononcer sur des mesures visant à restreindre le droit à l’avortement. Dans les deux premiers, des référendums cherchent notamment à considérer le foetus comme une «personne».

Le droit de porter des armes à feu sera aussi en question mardi en Alabama, Missouri, et dans l’Etat de Washington, où deux référendums se contredisent: l’un pour rendre plus difficile l’accès aux armes avec une vérification des antécédents généralisée, un autre visant à interdire cette même démarche.

Huit circonscriptions se prononcent aussi sur des propositions anti-«fracking» (fracturation hydraulique), une technologie qui permet d’extraire du gaz ou pétrole de schiste de roches poreuses. Elle a dopé la production d’hydrocarbures aux Etats-Unis mais est accusée d’être très polluante. Plusieurs circonscriptions et Etats se prononcent par ailleurs sur des mesures anti-OGM. Des référendums en Oregon et dans le Colorado, deux Etats de l’Ouest américain, veulent notamment rendre obligatoire l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés.

LeParisien.fr

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