Frontières : le Sénégal sourd aux appels…

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Des médecins qui soignent les malades d'Ebola portent des combinaisons
Des médecins qui soignent les malades d’Ebola portent des combinaisons

La Cedeao, lors de son sommet extraordinaire qui se tient à Accra ( Ghana) sur la situation politique du Burkina Faso, après la chute de Blaise Compaoré, le Sénégal a été encore sommé d’ouvrir ses frontières, fermées à la Guinée surtout depuis l’apparition de la fièvre hémorragique Ebola.

L’ONU, lors d’un Résolution sur cette épidémie, il y a quelques mois, n’avait pas aussi manqué d’inviter les autres Etats du monde à lever les restrictions aux pays affectés par le virus Ebola. Les trois Nations durement éprouvées sont la Guinée, le Libéria et la Sierra-Léone.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé ( OMS), l’on a enregistré 2.697 morts au Liberia sur 6.525 cas.  En Sierra Leone, même si le nombre de nouveaux cas enregistré en une semaine (435 cas) est élevé le bilan est profondément modifié et on recense désormais 1.070 morts (chiffre précédent 1.510 morts) sur 4.759 cas déclarés (chiffre précédent 5.338 cas), et 1.041 morts en Guinée sur 1.731 cas.

En dépit des conséquences difficiles sur les relations entre son pays et les pays affectés, en premier lieu la Guinée, le gouvernement Macky Sall tient tête. Arguant que ses mesures sont de nature à « protéger » ses populations. Les injonctions de l’OMS et de la communauté internationale, sont simplement foulées au pied. Comme d’ailleurs les pics venant de Conakry.

Tout porte encore à croire que les frontières du Sénégal resteront fermées à la Guinée et aux autres pays affectés par Ebola. Solidarité? Cela est absent du vocabulaire de Macky Sall. Ce qui rassure plus d’un à propos de l’intransigeance du gouvernement sénégalais, est la dernière sortie de leur ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda, hier vendredi.

 Le chef de l’Etat – Macky Sall, ndlr- était à ce sommet-là. Il va apprécier la situation en relation bien avec bien évidemment le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique et aussi le ministère de la Santé », rapporte Senego.

Et c’est, sur la base de ces appréciations », qu’ «il prendra une décision que nous appliquerons. S’il y a lieu d’ouvrir ces frontières parce qu’on a estimé qu’on commence à vaincre le mal, il n’y a pas de problème. Si on estime qu’il y a encore des difficultés apparentes à ce niveau, je pense que l’on continuera en tout cas de veiller à sécuriser nos populations ».

La Cedeao, lors de ce sommet, en a appelé d’ailleurs à la solidarité.

L’organisation régionale  a « exprimé sa vive émotion devant les pertes de milliers de vies humaines enregistrées depuis la survenue de l’épidémie » avant de réitérer « sa solidarité et sa compassion aux peuples des pays affectés, notamment la Guinée, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone et le Mali ».

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