Maison centrale : le commandant du BATA et ses deux éléments incarcérés ( FIDH)

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Ces trois éléments ont été jugés à la vitesse de l'éclair. Photo : FIDH
Ces trois éléments ont été jugés à la vitesse de l’éclair. Photo : FIDH

Le commandant du BATA, une unité d’élite de l’armée guinéenne, Mohamed Lamine Diarra et deux de ses éléments, jugés le week-end dernier pour  » outrage à magistrat »  , sont effectivement  » incarcérés » à la Maison centrale de Conakry, a appris GuinéeTime des organisations de défense des droits de l’Homme.

Les trois éléments du BATA ont été effectivement incarcérés à la Maison centrale d’arrêt de Conakry, vendredi soir » lit-on dans un communiqué de presse de la FIDH.

Néanmoins, il semble qu’ils en aient été extraits pendant quelques heures avant d’y être réintégrés. Nos organisations demandent aux autorités judiciaires de garantir une juste application de la peine » rappellent l’OGDH et la FIDH.

Jeudi 6 novembre, le juge d’instruction du cinquième cabinet du tribunal de première instance de Dixinn (Conakry II), Morlaye Soumah, avait été pris à partie et agressé par trois éléments du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), dont le commandant Mohamed Lamine Diarra. Ceux-ci lui reprochaient d’avoir mis en liberté un individu coupable, selon eux, de crimes.

Cette affaire, un flagrant délit, en croire certaines sources, a vite été évacuée puisque l’audience organisée, 24 heures après, a permis à la Justice de condamner le commandant Diarra à une peine d’emprisonnement de 6 mois de prison dont 3 ferme et ses deux gardes du corps à une peine de 2 et 1 mois de prison.

Cette affaire illustre bien qu’il existe toujours en Guinée, particulièrement chez certains éléments des forces de l’ordre, un sentiment d’impunité mêlé d’une faible considération pour la justice, de sorte qu’un commandant peut décider de s’introduire dans le bureau d’un magistrat pour lui intimer de prendre ou de ne pas prendre une décision. Mais elle montre aussi que la situation évolue, car un tel procès n’aurait probablement pas été possible il y a peu. Il faut saluer la réaction des autorités judiciaires » a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.

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