L’opposition et ses contradictions…

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Le porte-parole de l'opposition
Le porte-parole de l’opposition

L’opposition parlementaire dite républicaine n’est pas du tout contente de la Commission électorale nationale indépendante. C’est d’ailleurs un secret de polichinelle. Ses relations avec l’institution indépendante électorale s’est davantage détériorée suite à la sélection par celle-ci, la semaine dernière d’un nouvel opérateur technique international nommé Gemalto France.

L’opposition aurait voulue au nom d’une certaine entente politique- puisque nul ne cite la moindre disposition légale, pour convaincre de l’attitude dite illicite de la Ceni- être associée au processus de sélection du nouvel opérateur technique international. Mais en vain. En outre, elle demande la recomposition de la Ceni. Sans oublier les « déceptions » nées du dernier dialogue politique, qu’elle continue de ressasser.

Pour faire valoir ses désidératas, les jours qui suivent, l’opposition envisage investir la rue. Ce qui est parfaitement normal de par la Loi que, l’opposition défend à toute épreuve, allant jusqu’à se donner le qualificatif « républicaine ». La République, c’est le règne de la Loi. La Loi, c’est l’expression souveraine du peuple. Et c’est justement cette Loi, la 016 qui confère à la CENI, un mandat de sept (7) ans non renouvelable. Alors de qui se moque-t-on?

Mieux, en légiférant cette Loi, le défunt Conseil national de la transition (alors parlement provisoire), la classe politique toutes tendances confondues etc.. savaient bien que les élections à venir, notamment législatives étaient à même de recomposer la configuration politique… Pour autant, personne, n’a levé le petit doigt pour demander de changer une quelconque virgule.

La raison est toute simple, la classe politique dans son ensemble semblait bien satisfaite du partage du gâteau puisque des points de chutes non des moindres, avaient été trouvés pour cousins, beaux-frères, belles sœurs, amis etc..

En demandant la recomposition de la Ceni- la loi n’est pas rétroactive- l’opposition met à nue, une contradiction. Si l’on recompose à nouveau la Ceni pour répondre au nouveau paysage politique, il est clair que pour la même raison, une nouvelle recomposition de l’institution sera demandée au lendemain de la présidentielle de 2015. En ce moment, comment faire de cette Ceni, une administration électorale professionnelle si on ne peut capitaliser l’expérience acquise par la pratique? Ceci dit, la Ceni doit elle aussi travailler à rassurer de confiance, ses partenaires politiques en multipliant les rencontres périodiques. Cela permet d’avoir des relations un tant soit peu apaisées. Mais cela suppose la bonne foi de l’une et l’autre parties.

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