Opinion : L’opposition guinéenne regrette son choix familial et veut revenir sur le tir

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Guillaume HawingTant qu’on vit, on verra tout. Entant que scientifique, je ne vois pas  l’ethnocentrisme du même œil que les autres. Voir d’un œil neuf et d’un œil critique ce que les autres voient d’un même œil est l’une des qualités des l’esprit scientifique.

Combattre l’ethnocentrisme et le faire disparaitre est à mon avis est un faux débat donc une cause perdue. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, quoi qu’on tienne comme sensibilisation, j’ai la ferme conviction : que personne ne pourra aimer son prochain comme soi même, d’autres enfants comme ses propres enfants et donc  d’autres familles comme sa propre famille. Comme pour donner raison à ceux qui disent que les pensées primaires de l’homme sont d’ordre égoïste et que la charité bien ordonnée commence par soi même.  Difficile à admettre mais facile à comprendre car cela ressort de la disposition naturelle des choses.

Cependant, il y a une exception qui est plus qu’importante et qui doit habiter tout patriote. En effet, par la disposition des choses, il est compréhensif et acceptable qu’il y ait une certaine convergence, une certaine proportionnalité entre le choix et la préférence. Mais lorsque ce choix ou cette préférence doit se transporter aux postes reposant sur la gestion du bien commun ou à une structure phare de l’Etat, il est incontournable de tenir compte à l’intégrité, aux mérites et aux compétences. Comme le disait l’autre : « à compétence égale, on choisit son homme. » Cette phrase impose la compétence dans le choix préférentiel, donc la compétence d’abord avant la préférence.
Qu’en est-il de l’opposition guinéenne ?

Lors que dans un choix dignitaire, on ne tient pas compte : de la compétence, de la maitrise du dossier, de la pro-activité intellectuelle et de la technicité des choisis, on peut être sûre de s’attendre à la médiocrité des rendements et finalement au regret du choix. Le regret du choix est généralement un point de non retour surtout si la loi ne nous garanti pas le remplacement.
Aujourd’hui, tel est le cas de figure de l’opposition guinéenne. Dans le choix des membres de la C.E.N.I, aucune logique de la compétence n’a été observée : Le choix était plus qu’ethnique mais familiale, ça passait entre neveux-cousins-belles sœurs- frères etc……

Entant qu’analyste, les simples questions que je me pose aujourd’hui sont suivantes :
1)Il n’y a-t-il pas de cadres compétents, spécialistes électoraux dans les rangs de l’opposition qui puissent tenir valablement à la C.E.N.I ? ou c’est une loi que ça ne soient que les proches parents des patrons de l’opposition?
2)Celui qui n’est pas resté juste dans le choix des hommes au sein d’une formation politique, le sera-t-il quand il sera au sommet de l’Etat ? Comme le disent les jésuites « Celui qui ne reste pas fidèle aux petites choses on ne doit pas lui confier  les grandes choses »
3)Pourquoi ai-je la désagréable impression que les mêmes opposants qui ont proposé les proches parents comme commissaires  de la C.E.N.I ne se reconnaissent plus aujourd’hui en ceux là ?

Pour finir, je dis ceci : Quand on veut faire de son ethnie son aide de camp, on peut être sûre que le jour que cette dernière se rendra compte de la ségrégation et du jeu d’injustice dont elle est victime, fera un sursaut de conscience et au finish décidera de prendre son destin en main pour ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Guillaume Hawing

Chercheur

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