« L’audit de la gestion gouvernementale depuis 2010 » réclamé par l’agence Anti-Corruption

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L’Agence Nationale de la Lutte contre la Corruption (ANLC), était ce lundi 8 décembre 2014 à la Maison de la presse de Coleah pour une conférence débat sur « La lutte contre la corruption, enjeux de développement. »

Dans sa déclaration, le Président de l’Agence a tout d’about précisé qu’avec une note de 25/100 (0=est corrompu et 100 = très intègre), la Guinée occupe le rang de 145/174(29ème) dans le monde, de 35/47 (12ème) en Afrique et 2/16 en Afrique de l’ouest. En 2013, elle était 25ème dans le monde, 37/48(11ème) en Afrique.

Pour que la Guinée soit un pays de tolérance zéro contre la corruption, soit attractif, sécurisant pour les investisseurs et dont les biens sont gérés au profit de tous les citoyens dans un cadre de bonne gouvernance participative, l’agence Guinéenne de la Transparency se fixe comme objectif : demander au Président de la République – Pr Alpha Condé, ndlr- de faire respecter l’article 36 de la Constitution sur la déclaration des biens et de prendre les mesures urgentes pour la mise en place de la cour des comptes ; encourager le Président de la république à renforcer la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption par la création d’un département ministériel dédié a cet effet et chargé de mettre fin à la multiplicité et /ou dualité des organes de lutte contre la corruption en clarifiant leur domaine de compétence respectif.

Elle demande également au président de la république de faire l’état d’avancement des audits publiés ; de réaliser l’audit de la gestion gouvernementale de 2010 à maintenant et d’établir la responsabilité la rédevabilité de ceux qui ont signé des conventions minières défavorables aux intérêts de la Guinée ; invite l’Assemblée nationale à inscrire, parmi ses priorités, l’élaboration et l’adoption de la loi organique sur la Cour constitutionnelle prévoyant les sanctions à l’encontre de ceux qui violent l’article 36 de la Constitution ; demande au gouvernement et à l’Assemblée nationale la présentation et l’adoption d’une loi anti-corruption.

Avant de terminer, l’Agence nationale anti-corruption invite le gouvernement à l’élaboration et à l’adoption des textes d’application du Code des marchés publics ; appelle toutes les composantes de la société civile à se mobiliser pour accroitre le contrôle citoyen sur les actes de ceux qui gouvernent.

Mariam Sylla ( Stagiaire)

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