Baisse-Prix-Carburant : la pression s’accentue sur le gouvernement

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Albert Damantang, porte-parole du gouvernement
Albert Damantang, porte-parole du gouvernement

Ces derniers années, plusieurs accords ont été signés entre le gouvernent guinéen, les  patronats et les centrales syndicales du pays, dans le but de renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs et la population guinéenne. Ces différents accords tripartites de 2006, 2007, 2008, 2009, 2012,2014 peinent à être respectés de nos jours d’où la tenue de la présente conférence par les centrales syndicales (ONSLG, COSATREG, CGFOG) ce mardi 30 décembre 2014 à la maison des journalistes.

« Les centrales syndicales signataires de cette déclaration invitent le gouvernement à honorer son engagement conformément aux clauses contenues dans le protocole tripartite négocié sous l’arbitrage de l’Inspection générale du Travail et sous la présidence de l’actuel, ministre en charge du Travail portant sur la nouvelle grille salariale » a indiqué Pierrette Tolno porte parole des syndicats.

L’élaboration de cette nouvelle grille salariale, dit-elle, par la commission tripartite nationale a eu comme base de calcul le SMIG actuel et le système LMD. Elle ne pourrait alors être évaluée en fonction de l’ancienne grille en vigueur ou en termes de pourcentage, car il s’agit d’une refonte totale du traitement salarial en Guinée.

De nos jours le prix du baril du carburant est en baisse sur le plan mondial, mais en Guinée le prix reste inchangé jusque-là. Elle invite donc le gouvernement à respecter son engagement  relative à «l’application effective de la formule de flexibilité du prix des produits pétroliers à la pompe, à laquelle il a librement souscrit » a martelé Mme Tolno dans sa déclaration.

Plus loin, elle ajoutera la nécessité de  «la baisse du prix du litre de carburant à la pompe dans les limites de celui du baril sur le marché mondial.»

Contrairement à la centrale syndicale qui menace d’aller en grève d’ici le 05 janvier pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et la population, ces centrales syndicales (ONSLG, COSATREG, CGFOG) entendent se contenter des conférences pour dénoncer
cet état de fait.

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