Le ministre Gassama Diaby fait le bilan 2014: « Nous avons travaillé dans un contexte difficile »

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Khalifa Gassama Diaby ONULe ministère des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, en 2014, a « travaillé dans un contexte difficile », a reconnu le chef de ce département -moins loti- en l’occurrence Khalifa Gassama Diaby.

En présentant « les activités réalisées » au cours de l’année 2014, le ministre Diaby a, dans un langage de clarté, rappelé les « difficultés » auxquelles ce département a été confrontées.

« Nous avons travaillé dans un contexte difficile, avec un personnel réduit et des moyens budgétaires réduits » regrette M.Diaby, dès l’entame. Ce sont ces difficultés, à l’en croire, qui ont été signifiées lors de son passage, il y a quelques semaines, aux députés lors de son passage à l’Hémicycle, à l’occasion de la Session budgétaire 2014.

En dépit de cet environnement hostile, le ministre des Droits de l’Homme a cité une kyrielle d’activités réalisées et des missions effectuées à l’Étranger en 2014. Ce, grâce à un « engagement » patriotique et au courage du personnel, en grande partie, non prise en charge par l’Etat. La « gestion au quotidien des recours formulés par les victimes des manifestations politiques », la participation à travers des interventions pour faire libérer des citoyens détenus de façon arbitraire, la formation des médias aux notions de Droits de l’Homme, la sensibilisation des militants des partis politiques sur la non-violence, celle des forces dé défense et de sécurité etc…

« Nous espérons avoir plus de moyens pour l’année » 2015, plaide-t-il. Aux médias, le ministre Khalifa Gassama a reconnu avoir fait assez de gymnastique …budgétaire. Sans « budget d’investissement, » le ministère des Droits de l’Homme a été obligé de puiser dans son budget de fonctionnement pour réaliser ces actions citées plus haut.

Sur le plan des Mission à l’Etranger, le ministre Diaby a cité sa participation à la  25ème Session de l’Onu sur les Droits humains. Ce  passage de la Guinée devant le Comité de l’Onu contre la Torture intervient depuis 25 ans.

« Notre pays a toujours opté pour la chaise vide » regrette le ministre des Droits de l’Homme.

« Comme vous le savez depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, les différents régimes et gouvernements qui se sont succédé ont adhéré à un certain nombre de normes  internationales  mais aussi de normes nationales qui consacrent  l’essentiel de respect des droits humains. Nous avons remarqué  que les différents gouvernements et régimes n’ont pas été en mesure de placer la problématique des droits de l’homme au cœur de la préoccupation nationale. Notre pays a donc un passif socio-culturel et historique assez négatif en matière des droits de l’homme » exprime M. Diaby.

Créé en octobre 2012, par un décret présidentiel, le département des Droits de l’Homme, en dépit de la volonté politique, compte des défis majeurs restent à relever en matière de promotion et de la protection des droits de l’Homme.

« Le projet de monitoring dans les lieux de détention à Conakry et dans les villes de l’intérieur du pays. Mais aussi le développement des activités des personnes vulnérables, la poursuite des différentes formations des forces de défenses et de sécurité, des médias et des élus locaux et le lancement du projet de vulgarisation des textes pour la promotion des droits de l’homme et des libertés publiques dans les langue nationales » doivent être poursuivis.

Pour conclure, Gassama Diaby a dit qu’il faut le concours de tous les Guinéens pour que la Guinée soit un pays respectueux des droits de l’Homme et des libertés publiques.

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