EDITO- Journaliste Maltraité à Kipé : Associations de presse, levez-vous !

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Voila une situation grotesque qui choque tout citoyen épris de paix et  de justice. Un commandant de la gendarmerie de Kipé, se croyant sorti des cuisses de Jupiter, qui vise la poitrine d’un journaliste et lui assène  un coup de pied qui pouvait bien être fatale.

 

Moussa TataKourou Diawara, le pauvre, est un journaliste qui était en exercice, simplement, de son métier. Hier à Kipé, interrogeant des commerçants sur qui pesaient le doute de recèle de biens volés au chantier de la cité PLAZA DIAMOND, a été manu militari traîné vers le poste de Gendarmerie de Kipé avant d’y recevoir un coup de pied honteux du commandant des lieux, un certain Sidibé. Notre confrère qui est resté dans un état second pour plusieurs minutes, a été réveillé par une quinzaine de brins d’allumettes, allumés et  jetés sur son corps nu par un sbire dudit commandant.

Cette violation honteuse,systématique et sans fard des libertés individuelles, de la liberté de la presse, devrait normalement provoquer un élan de solidarité de la part des hommes de médias de la Guinée. Il y a quelques semaines seulement, qu’une frange importante de cette presse guinéenne a battu le macadam pour crier haro sur les islamistes qui ont réduit en cendres la rédaction de Charlie Hebdo en plein coeur de Paris. A des milliers de kilomètres de la Guinée.

Les responsables des associations de presse, élargis aux organisations de défense des droits des citoyens, tout comme ceux de la société civile, devraient se lever comme un seul homme pour siffler la fin de cette période noire contre la presse nationale, laquelle, de toute évidence, remplit son contrat dans l’édification d’une société démocratique et juste.

Les exemples font déjà légion. La visite le weekend dernier d’hommes armés  au siège de Visionguinée, les menaces sur les confrères Robbie de Hadafo Media et Ibrahima Sory Traoré de Guinée7, le cas Moctar Bah de RFI etc…,  montrent, à n’en pas douter, que la liberté de presse est dans les fers en Guinée. Seule une solidarité sans faille de l’ensemble de la corporation pourrait mettre une fin à ces attaques répétées contre une liberté fondamentale dans toute société démocratique : la liberté de la presse.

Si l’organisation de la marche silencieuse pour Charlie Hebdo a été un succès franc à Conakry, il ne devrait y avoir de raison pour qu’elle ne le soit pas, dans la défense des droits des journalistes guinéens. Associations de presse, de défense des droits humains, levez-vous !

 

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