Ebola : 124 nouveaux cas en Afrique de l’Ouest; des fonds n’ont pas été débloqués intégralement….

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Un médecin qui a soigné un malade d'Ebola
Un médecin qui a soigné un malade d’Ebola

Le nombre de cas d’Ebola, répertoriés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, a augmenté au cours de la dernière semaine de janvier. Il s’agit de la première hausse depuis le début de l’année, a annoncé mercredi 4 février l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Il y a eu 124 nouveaux cas rapportés pendant cette semaine », déclare l’OMS. Trente-neuf nouveaux cas ont été enregistrés en Guinée dans la semaine achevée le 1er février, contre 30 la semaine précédente ; 5 au Liberia, contre 4 la semaine précédente ; et 80 en Sierra Leone, contre 65 auparavant, selon les dernières statistiques.

« La résistance persistante des communautés, la progression géographique en Guinée et la large propagation en Sierra Leone, ainsi que [cette] hausse des cas montrent que la lutte [contre Ebola] se heurte encore à de sérieux défis », a ajouté l’OMS.
Au total, 22 495 personnes ont contracté la maladie dans neuf pays, dont 8 981 sont mortes, selon les derniers chiffres. Toutes les morts sauf 15 sont survenues dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest, les plus touchés par la fièvre hémorragique.

Seuls 40% des fonds contre Ebola ont atteint les pays touchés

Sur les 2,9 milliards de dollars promis pour combattre l’épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest, 40% seulement ont réellement atteint les pays concernés, d’après une étude pilotée par une experte en santé publique de la New York University et publiée mardi dans le British Medical Journal (BMJ).

L’étude s’appuie sur les chiffres du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’Onu (Ocha), qui note qu’à la fin de l’année dernière, les pays concernés avaient reçu 1,09 milliard de dollars. « Ces retards (de versements) ont pu contribuer à la propagation du virus et pourraient même avoir accru les besoins de financement », écrit Karen Grepin, spécialiste des politiques de santé publique de la New York University.

Karen Grepin note aussi que les agences sanitaires mondiales ont eu du mal à fournir des estimations fiables des financements nécessaires pour lutter contre la propagation du virus.

L’étude publiée par le BMJ rappelle que la Guinée a informé l’OMS d’une « épidémie au développement rapide » du virus Ebola le 23 mars 2014 mais qu’il a fallu attendre le mois d’août pour qu’un premier appel majeur de financement international soit lancé – il s’agissait alors de réunir 71 millions de dollars.

A la mi-septembre 2014, les Nations unies estimaient à 1 milliard de dollars le coût de la lutte contre l’épidémie. Deux mois plus tard, cette estimation était revue à la hausse de 50%. « A l’évidence, les dirigeants internationaux ont eu du mal à estimer les exigences financières nécessaires pour lutter contre l’épidémie », souligne Karen Grepin.

AFP

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