Contre l’insécuité, la Société civile va marcher ce jeudi en Guinée

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Des membres de la société civile guinéenne
Des membres de la société civile guinéenne

Depuis l’assassinat ces derniers jours de M.Thierno Aliou Diaouné, membre de la Société civile, Coordinateur du Fonds des Nations-Unies pour la Consolidation de la paix, les voix s’élèvent contre l’insécurité devenue en Guinée la denrée la mieux partagée. La Société civile entend de son côté mobiliser les plateformes ce jeudi dans un « mouvement d’ensemble » contre ce mal grandissant.

 

 

«Nous avons tenu une réunion dans la soirée de vendredi pour évaluer l’impact du niveau d’avancement par rapport à l’organisation de la marche pacifique que toutes les plates formes de la société civile avaient prévue pour ce lundi. Une façon donc pour l’ensemble des plates formes de dénoncer l’insécurité et l’impunité dans notre pays. Au cours de cette évaluation on s’est rendu compte que certains aspects ont été omis, entre autres nous ne sommes pas dans la légalité avec les trois jours francs par rapport au dépôt de la lettre d’information auprès des autorités communales de Kaloum. Pour être donc en conformité, nous avons décidé de reporter ladite marche pour que le courrier soit prêt à partir de ce lundi. Ce qui veut dire que ladite grande marche nationale aura lieu le jeudi prochain à Conakry et partout où nos démembrements existent à l’intérieur du pays. Ça va être un mouvement d’ensemble pour dénoncer l’insécurité et les menaces dont les citoyens sont victimes aujourd’hui dans notre pays », le président de la plateforme RECIPROC Guinée et membre de la société civile, Lansana Diawara.

A la question de savoir si les organisateurs ne craignent pas que leur œuvre soit récupérée par les politiques, Diawara estime que les organisations de la société civile sont habituées à l’organisation des grandes manifestations.

« Nous sommes des professionnels en la matière. C’est la société civile qui était devant les choses en 2006 et 2007 et vous savez comment les choses se sont passées. Et l’affaire de la BADAM a été dirigée par des acteurs de la société civile et il n’y a pas eu de mort, ni de casse. Nous savons pertinemment ce que nous faisons et la loi nous autorise à manifester… » ;

Parlant des messages qui seront adressés aux autorités ciblées, il précise qu’un mémo est déjà rédigé et que des copies seront remises au premier ministre et au président de l’Assemblée nationale », dira t-il estimant que leur cri de cœur sera entendu et examiné pour le plus grand bonheur des guinéens.

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