Après la marche étouffée, la Société civile « lave » le Gouverneur et annonce des sit-in

0
388
Le Gouverneur de la Ville de Conakry est dans l'oeil du cyclone
Le Gouverneur de la Ville de Conakry est dans l’oeil du cyclone
Le président du CNOSCG est irrité
Le président du CNOSCG est irrité

Après que leur marche ait été empêchée par les autorités, les organisations de la société guinéenne ont animé une conférence de presse ce jeudi 19 février 2015 à la maison des journalistes de Coléah. Au cours de cette rencontre, le président des CNOSC-Guinée, Dansa Kourouma a fustigé la décision d’interdiction.

Le président du CNOSG  a mis en garde le gouverneur de la ville de Conakry, Soriba Sorel Camara qui s’est opposé à leur demande de manifestation.

 « En Guinée, nous avons une mauvaise habitude, ce qu’on dit, est différent de ce qu’on fait. Je crois que la société civile à travers ce geste,  doit prendre conscience que notre unité n’arrange personne, ni les politiciens, ni l’Etat. Cette unité, on doit l’obtenir, parce que notre vocation c’est de défendre l’intérêt du citoyen.

Notre pays a brillé pendant plusieurs années, parce que nous avons muselé la société civile. Le combat est difficile, mais ça commence toujours par un premier pas. Le fait ce n’est pas de braver les forces de sécurité, ni le message, mais c’est d’aller au bout de nos revendications jusqu’à ce que le premier ministre nous prennent au sérieux. Car, il n’a pas voulu prendre au sérieux les revendications qu’on est entrain de défendre » affirme-t-il.

Dansa Kourouma de poursuivre : « Je lance un appel très pressent, c’est l’alerte qu’on fait. On ne se bat pas pour partager les gâteaux, ceux qui sont en train de dilapider les deniers publics sont partis dans l’ombre. On demande juste que les citoyens guinéens soient sécurisés, que les conditions soient créées pour qu’on puisse sortir pour aller travailler dans la nuit profonde et nourrir nos familles. »

Selon lui : « La Guinée est le seul pays où il n’y a pas d’activité nocturne, parce que les gens ont peur. Il n’y a de route, ni d’électricité, le banditisme et la criminalité ont atteint un seuil intolérable. On a fait que dénoncer cette pratique. On n’a pas demandé à quelqu’un de rester ou de partir, ce n’est pas notre rôle, mais, si ça persiste on va jouir de tous les pouvoirs que la Constitution nous donne et imposer dans ce pays une nouvelle façon de gérer. »

Le président Du CNOSC de Guinée a demandé de revoir son dispositif avant d’interdire toute marche.

« Je demande très respectueusement à M le Gouverneur de la ville de Conakry de revoir son dispositif, nous avons beaucoup accepté…Quand ça n’allait pas dans le pays, c’est la société civile qui s’est levée pour créer les meilleures conditions de dialogue entre lui et les huissiers de Justice, c’est ce qu’il lui avait permis de sortir par la grande porte. Alors, c’est l’alerte qu’on lui donne, la prochaine fois qu’on adressera une lettre d’information pour une manifestation et qu’il refuse, nous allons demander à toute la population de sortir. »

Il a précisé que ce n’est pas une menace, mais c’est une réalité, avant d’ajouter ceci :

« Nous sommes capables de le faire, notre rôle n’est pas de déstabiliser le pays…On a risqué nos vies en 2007, au moment de l’état de siège, on se réunissait dans des conditions difficiles. nous avons marché parce qu’ils n’ont pas voulu nous entendre, sinon c’est les partis politiques qui doivent marcher, mais, il y a d’autres activités plus notoires que la marche que nous allons expérimenter. Nous allons faire un Sit-in de plusieurs jours devant les institutions et tant que les solutions ne tombent pas le sit-in ne sera pas levé. Nous ne marchons pas pour quelqu’un, mais nous marchons pour la justice, et l’unité nationale »

Mariame Sylla

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici