Retraite de la CENI : les commissaires tiraillés par leurs intérêts politiques….

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CENI GUINEE
CENI GUINEE

La division des commissaires électoraux de la CENI s’est fait voir au grand jour ! Les rencontres de cette institution électorale depuis le 6 mars à Kindia, en province, ont le mérite de prouver que le cordon liant les membres de la CENI aux chapelles politiques n’est pas rompu.

Cette fissure sur la maison électorale s’est fait découvrir à propos du chronogramme électoral. Faut-il le rappeler, qu’à la fin des travaux, le 10  mars prochain, un chronogramme clair – sauf tremblement de terre, ironise un participant-doit être mis à la disposition des guinéens. Toute chose qui fait monter la tension des membres de la commission qui, semblent défendre les idéaux et intérêts des deux bords politiques, en l’occurence le pouvoir de Conakry et l’opposition républicaine.

Le premier groupe des 25 commissaires de la CENI, « la majorité », rapporte une source généralement bien informée des questions électorales, soutient la mise en forme d’un chronogramme  privilégiant d’abord les élections présidentielles en 2015, avant la tenue des communales.

En séjour à l’Hexagone, le président de la République, Alpha Condé, voit l’organisation de la présidentielle en octobre 2015, mais  le rôle d’annoncer ce chronogramme électoral est du ressort de la CENI conformément à la loi, a-t-il laissé entendre.

Le deuxième camp des commissaires de la CENI, proches des idéaux de l’opposition, fait feu de tout bois pour que le chronogramme prenne non seulement en compte les deux scrutins ( présidentiel et communal), mais soutient que l’élection des élus municipaux doit précéder celle du président de la République.

Leur argument? Les conseillers municipaux constituent « la cheville ouvrière » de toute élection, par conséquent, laisser le champ libre aux délégations spéciales, misent en place par le gouvernement, favoriser une fraude favorable au camp présidentiel.

La loi sur la CENI prévoit 10 membres à chaque camp politique de l’opposition, en plus des deux membres de l’Administration et 3 de la société civile. 

Les jeux de force entre pouvoir et opposition, relatifs au contrôle de cette institution stratégique, donnent une net avantage du premier. « On ne sait même plus s’ils y restent 5 commissaires qui se réclament de l’opposition » ironise notre source.

« L’opposition républicaine attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’intention du Gouvernement et de la CENI de n’organiser les élections communales qu’après l’élection présidentielle de 2015 ;

Cette Inversion de l’ordre des élections a pour but de proroger le mandat illégal des délégations spéciales et des Chefs de quartier nommés par l’exécutif en violation des dispositions de la Constitution et du Code des Collectivités locales.

L’objectif recherché est de maintenir en l’état le dispositif mis progressivement en place par le Pouvoir en vue d’organiser, lors des prochaines élections, une fraude massive et généralisée dont les autorités locales nommés et ne disposant d’aucun mandat électif constituent les leviers essentiels » lit-on dans une déclaration publiée par l’opposition ce 6 mars 2014.

A quelques heures de la publication de ce chronogramme tant attendu, le marigot politique retient d’abord ses…vagues.

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