Rupture de dialogue politique :  Said Fofana face à ses obligations constitutionnelles…

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Le premier ministre guinéen
Le premier ministre guinéen

Le microcosme politique bouillonne depuis l’annonce par la Commission électorale du nouveau chronogramme prévoyant les présidentielles au 11 Octobre 2015 et les Communales au premier trimestre 2016. Et depuis, nul n’entend le chef de l’équipe gouvernementale, le très discret Mohamed Said qui, selon la Constitution guinéenne, doit « veiller au respect des accords » avec les partenaires sociaux et les partis politiques.

Dans ce tohu-bohu lié à la diffusion de ce chronogramme électoral, l’opposition accuse le gouvernement de n’avoir pas respecté les termes des « Accords de Juillet 2013 » et de son côté, face au tollé et menaces de manifestations de rue, le porte-parole du gouvernement, Damantang Camara, invite- encore- à la mise en place d’un « cadre de transparence » autour de ce scrutin crucial.

L’on ne cessera jamais de cogiter dans ce sens à propos de l’apport que doit faire le Premier ministre, Mohamed Said Fofana. La Constitution de la Guinée, modifiée en 2010, lui en donne d’ailleurs pleins pouvoirs. Difficile de comprendre alors l’inertie de l’Imam Râtib du gouvernement face à cette querelle politique à laquelle on peut bien trouver une solution.

Tenez, l’Article 58 de cette Constitution stipule : « Le Premier Ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques. »

Jamais, au cours de ce premier mandat de 5 ans du Pr Alpha Condé, Mohamed Said Fofana n’a publiquement pris à bras le corps, cette responsabilité que lui confère la loi. Du dialogue social, de sa promotion jusqu’à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques, le premier ministre Fofana ne semble bouffer de ce pain là. Alors, pourquoi le maintenir à son poste ? Un autre débat.

D’aucuns peuvent rétorquer en rappelant que le Premier ministre peut, comme le recommande le même article sus cité, « déléguer » ses pouvoirs aux ministres. Ce, pour expliquer la gestion du dernier dialogue politique, coté gouvernement, par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Cheick Sako.

Seulement voilà, lors de sa dernière sortie médiatique, une question relative à la reprise du dialogue politique, a été posée au Président Alpha Condé. Sans trop attendre, le locataire du palais Sèkhoutouréyah a fait remarquer qu’au retour du ministre de la Justice à Conakry, les nœuds du dialogue politique seront repris. C’est tout dire !

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