Edito : et si l’opposition voudrait pousser le pouvoir à la faute…

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Opposants
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Après plusieurs jours de manifestations émaillées de morts, de blessés, de dégâts matériels incommensurables, l’opposition ne semble toujours pas entendre raison. Malgré les multiples appels,  et même des prières, au dialogue, à la retenue, elle décide, quoi qu’il advienne, de remettre ça, ce jeudi.

Ce jeudi donc, l’axe Hamdallaye-Bambéto-Coza, fief du parti de Dalhein en banlieue de Conakry, va de nouveau cracher du gaz lacrymogène et refouler des cailloux, pneus, et troncs d’arbres. Et peut-être, des armes blanches.  Des échauffourées, vont encore rythmer cette journée sur cet axe, si l’anticipation par les forces de sécurité n’est pas proportionnelle à la détermination des jeunes opposants.
Au regard de l’entêtement à privilégier la désobéissance civile aux dépens de l’arbre à palabres qu’on dit dialogue, l’opposition voudrait-elle pousser le président Alpha Condé à la faute… En tous les cas, à décortiquer les lignes de forces de la manière de faire des opposants, l’on est en droit de se demander des motivations profondes de ces anciens premiers ministres devenus subitement opposants sans aucun plan de carrière politique professionnel préalable.

En appelant sans cesse à la désobéissance civile, aux manifestations non autorisées sans fin, sous prétexte de revenir sur le calendrier électoral, Cellou Dalhein et compagnie voudraient-ils  pousser le pouvoir à réprimer à la manière du 28 septembre 2009. Toutes choses qui pousseraient les puissances occidentales à désavouer le pouvoir de Conakry. Ainsi, fort d’un tel hypothétique prétexte, l’armée serait encouragée à prendre à nouveau les destinées de la Guinée pour une illusoire transition.

Seulement voilà, Alpha Condé, qui a trimé une quarantaine d’années pour avoir le pouvoir par les urnes, au-delà, connaissant les dangers qui guettent les Guinéens, s’y ajoutent, des conseils avisés des amis, devra davantage continuer à opposer à ces manifs, la réponse républicaine, sans tomber dans le piège de la répression sauvage… qui ferait frémir d’aise certains,  en vue d’un fonds de commerce politique, sans doute aux issues incertaines.

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