Guinée : après avoir « perdu » Sidya, Cellou veut « s’offrir » Dadis…

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cellou ufdgDécidément la politique ne semble pas être, par ces temps qui courent respectueuse de la logique chez le leader de l’opposition. Sinon comment imaginer Cellou Dalein solliciter de M. Moussa Dadis Camara, une alliance politique. l’homme par qui, le carnage du 28 septembre 2009 est arrivé, selon les propos de Cellou Dalhein Diallo chez nos confrères de F24 au lendemain de ces massacres. C’était précisément le 28 octobre.

Comment « l’organisateur du carnage » – les propres mots de Dalein- a pu attirer soudainement l’estime du meilleur « ennemi » Cellou – du fait du nombre important de ses militants ayant payé les frais dudit carnage-?

La question mérite qu’on s’y attarde en raison de son importance, si l’on veut cerner les contours politiques sinon électoralistes de cette spectaculaire volte-face. Qui pousse l’opposant Cellou à tourner le dos en signe de mépris à la mémoire des 150 Guinéens tués, selon l’enquête internationale menée à cet effet. S’y ajoutent, des milliers de disparus, de blessés et puis…

En réalité, le chef de l’opposition ne parait plus tranquille dans son fauteuil, depuis la fameuse phrase de Sidya Touré sur une radio locale de la place. Lorsqu’il a publiquement affirmé qu’il ne soutiendra pas désormais son « ex » mentor Cellou, en cas de second tour de la prochaine élection présidentielle.

A la limite, on peut comprendre les ennuis et l’idée fixe de Cellou à tout tenter pour arriver au pouvoir. Par contre, ce que l’on ne comprend assez et qui parait curieux dans le soutien du leader de l’Ufdg à Dadis Camara, c’est le silence inquiétant des associations des victimes du 28 septembre 2009, des organisations locales de défense des droits de l’homme et celles internationales comme la Fédération internationale des droits de l’homme, généralement promptes à dénoncer des cas de promotion administrative des personnes suspectes et à réclamer de manière parfois déconcertante, l’inculpation des personnes sur lesquelles pèsent des soupçons de responsabilité même morale dans lesdits événements. Dont le cas Moussa Dadis Camara.

Dès lors, l’on peut dorénavant comprendre aisément la propension peu logique, de certaines organisations dites indépendantes des droits de l’homme à sélectivement dénoncer avec empressement, les agissements des uns en protégeant ceux des autres. La politique deux poids deux mesures…

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