Le premier restaurant déshumanisé a ouvert ses portes à San Francisco

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EatsaEatsa, un établissement 100 % automatisé, propose à ses clients de se servir eux-mêmes, faute de personnel. Une cantine 2.0 dédiée aux amateurs de quinoa.

 

Imaginez le concept du fast-food poussé à l’extrême. Pas de serveur ou de contact humain, la commande se fait via un iPad à disposition du client. En face de vous, une simple paroi de verre, qui ne se soulève que pour libérer votre plat. Ni merci ni au revoir. On n’adressera pas ses félicitations au chef. Dérangeant, vous dîtes-vous ? Le concept, né à San Francisco mercredi, fait pourtant fureur !
Eatsa se veut ainsi le premier restaurant robotisé haut de gamme. L’établissement est garanti « sans file d’attente, sans caissier et sans absurdités », dixit la page d’accueil du site. Une promesse intenable du fait de l’effet de mode suscité par cette cantine aseptisée d’un genre nouveau. Depuis quelques jours, une kyrielle de clients curieux déferlent en effet devant le 121, Spear Street.
Un self-service aux allures futuristes

« Nous proposons à notre clientèle une cuisine à des tarifs incroyables », se félicite Tim Young, son cofondateur, dans les pages du Time. Et d’ajouter, pas peu fier : « Ce que nous avons imaginé intrigue et fait planer un certain mystère. » L’invention en question ? Un self-service aux allures futuristes où l’on réceptionne soi-même son repas derrière un cube numéroté sur lequel sont projetés les noms des clients. L’idée est d’agrémenter un bol de quinoa – l’ingrédient phare de l’établissement – de produits de saison bons pour la santé parmi lesquels figurent, entre autres, roquette, maïs grillé, guacamole, feta, panais, pois chiche, ou encore noix de pécan. Bref, un anti-junk food de la restauration rapide.
Le tout pour la somme raisonnable de 6,95 dollars (soit environ 6,15 euros). La preuve, argue-t-on chez Eatsa, que bien manger n’est pas l’apanage des gros budgets ni des cordons-bleus. Quelques minutes suffisent à la préparation du plat d’une salade composée pauvre en graisse, mais riche en protéines.
Côté paiement, les clients n’auront pas plus d’interaction humaine. Tout se règle en ligne et par carte bancaire, la maison n’acceptant – évidemment – pas de liquide. Dans ce décor de science-fiction – la clef de voûte de son succès naissant –, les créateurs nous font miroiter une « addiction saine aux fast-foods ». L’avantage, se dit-on, c’est qu’une tablette n’exige pas de pourboire.

LePoint

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