Rachida Dati hantée par son mariage forcé

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Rachida-datiLe parcours person­nel de Rachida Dati n’a pas été de tout repos. Surtout en 1992, lorsque ses parents l’obligent à se marier avec un homme qu’elle n’aime pas. Tristes souve­nirs.

L’épi­sode reste gravé dans sa mémoire. En 1992, à ses 26 ans, Rachida Dati se marie… Contre son gré. Une union qu’elle accepte à la demande de ses parents. “Pourquoi pas lui, en effet. Dans l’ivresse de l’été, je m’en­tends dire oui”, disait-elle dans sa biogra­phie, Fille de M’Ba­rek et de Fatim-Zohra, ministre de la Justice. Mais c’est dans l’émis­sion de Laurent Dela­housse sur France 2, Un jour un destin, diffusé le 27 septembre que l’on en apprend plus sur ce mariage. Son amie Cathe­rine Poiret s’en rappelle bien. C’était “mortel” selon elle, l’élue donnant l’im­pres­sion “qu’on l’em­mène à l’abat­toir”.

Dans une tenta­tive de l’apai­ser, Cathe­rine lui donne “un petit Lexo­mil”. Rachida Dati, mère d’une petite Zohra, sent qu’elle sera empri­son­née dans une histoire dont elle ne veut pas. Ce jour-là, “quand elle se met à monter les marches, c’est une mariée avec des larmes”, raconte l’ar­tiste peintre Valé­rie Parize.

Impos­sible de faire marche arrière, comme la supplie alors l’une de ses amies. Ce n’était pas possible. Les parents de la maire du 7e arron­dis­se­ment ne suppor­tait plus le “drame” de leur fille céli­ba­taire à son âge. “A l’époque, elle a des aven­tures, c’est extrê­me­ment mal vu par sa famille”, confie une amie. Ceux qui se rappellent de la céré­mo­nie parlent d’une ambiance pesante. Au moment de dire le fameux oui, Rachida Dati prend du temps, elle hésite et regarde vers sa mère, en quête d’aide. Cette dernière la somme de répondre posi­ti­ve­ment, “allez Rachida, dis oui, dis oui”, pendant que son père le lui lance des regards menaçants. Elle lâche un inau­dible son. “Je consi­dère ça comme un oui”, lance l’adjointe du maire qui offi­ciait.

Mais battante, Rachida Dati mettra immé­dia­te­ment tout en œuvre pour faire annu­ler ce mariage. Il lui faudra attendre trois ans avant que la justice ne lui donne raison et exauce son souhait. “C’est quelque chose dont je n’ai jamais parlé à personne, explique t-elle au présen­ta­teur du JT. C’était quelque chose que mes parents avaient souhaité. Le jour même j’ai compris que ce n’était pas ça. Le jour même j’ai cher­ché à faire annu­ler ce mariage. J’ai eu un tiraille­­ment parce que je ne suis pas dans ces senti­­ments et pour moi, l’ins­­ti­­tu­­tion du mariage est quelque chose de sacré.”

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