Guinée : Présumé voleur et torturé par la BAC , sa plainte « piétine » à la Justice (Ong)

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PrisonGuinée-Conakry : C’est sur les réseaux sociaux que la vidéo de sa torture a fait le tour du monde, avril dernier, dans un siège de la BAC à Kakimbo (Ratoma). Ce présumé voleur, avec les ong de défense des droits humains, a porté contre ses bourreaux. Mais sans suite.

Monsieur I.D. BARRY victime d’actes de torture dont le film posté sur les réseaux sociaux en avril 2016 a provoqué un tollé général, a, par l’organe de la LIGUIDHO, déposé une plainte contre les éléments de la BAC n˚4 et n˚8 de Bambéto et de Kakimbo auprès du parquet du Tribunal de première instance de Dixinn (Conakry II), depuis le 9 mai 2016.

Cette plainte a été transmise, pour enquête, à la Brigade des Investigations Judiciaires (BIJ) de Matam, communément appelé PM3. Mais, les enquêtes piétinent toujours »lit-on dans un communiqué de la Liguidho (Ligue guinéenne des droits de l’Homme) à l’occasion de la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture célébrée le 26 juin de chaque année.

Dans un article paru sur Guinéetime, le ministre de l’Unité nationale, Gassama Diaby, avait identifié ces lieux de torture à Kakimbo. Par la suite, les éléments de la gendarmerie et de la police qui composent cette brigade mixte ont été relevés de leurs fonctions.

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Si Me Kpana Emanuel Bamba, président de la Liguidho se « réjouit » de cette sanction administrative, elle a des points d’inquiétudes.

la LIGUIDHO s’inquiète de la lenteur excessive savamment entretenue dans les enquêtes préliminaires et demande au parquet du Tribunal de première instance de Dixinn de dessaisir la BIJ et d’ouvrir une information judiciaire à travers la saisine d’un juge d’instruction afin qu’un procès juste et équitable puisse se tenir dans les meilleurs délais » note-t-elle.

L’ong Liguidho poursuit en rappelant que « La Guinée est partie à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, depuis le 10 octobre 1989. Mais, le pays n’a ni défini ni incriminé la torture dans le Code pénal en vigueur. Un projet de loi portant Code pénal incrimine désormais la torture mais n’est pas encore adopté par l’Assemblée Nationale. »

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