Edito: ces trois raisons qui feraient échouer… les manifs de l’opposition!

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Cellou-Dalein-Diallo-président-de-lUFDG
Cellou-Dalein-Diallo-président-de-lUFDG

Les principaux leaders de l’opposition républicaine ont annoncé jeudi 14 juillet au cours d’une conférence de presse à Conakry, la reprise des manifestations de rue dans le pays le 04 août prochain.
Les manifestations- c’est un fait- sont un droit constitutionnel sous réserve des risques avérés de troubles à l’ordre public auquel cas, les instances compétentes de l’Etat sont qualifiées à interpeller dans les formes appropriées, les organisateurs sur leur inopportunité. Comme cela se passe partout ailleurs, même dans les démocraties enviées. Telle la France où au plus fort des manifs contre la Loi Travail, des manifestations ont été interdites. On n’en est pas encore là! On ne le souhaite même pas.

Pour revenir aux manifs programmées en début aout prochain, il faut écrire qu’au regard de l’évolution du contexte politique, économique et même social, lesdites manifs annoncées ont peu de chance de succès. A moins qu’elles soient préparées à la perfection.

Trois raisons peuvent faire capoter lesdites manifestations. Primo : la meilleure ennemie de l’opposition dans son initiative est la saison hivernale. En général, le mois d’aout est la période pendant laquelle la pluviométrie est des plus abondantes.

Secundo: c’est l’effet Sidya Touré, Bah Oury et Lansana Kouyaté etc… Sidya Touré est Haut Représentant du Chef de l’Etat. Il circule dans des véhicules rutilants avec escorte sécuritaire aux frais du trésor public. Bah Oury gracié en attente d’amnistie, a décidé de faire dorénavant dans l’opposition « constructive ». Et Lansana Kouyaté lui ne veut plus être entrainé sans y voir clair… Leurs militants ne seront pas concernés par les prochaines manifs de l’opposition.

Tertio: ce sont les raisons mêmes des manifs. Elles sont, à l’analyse, peu solides. La mal gouvernance, le déficit démocratique, la cherté de la vie… sont certes réelles mais ne sont pas des faits nouveaux au point que brusquement l’on veuille se transporter dans la rue pour tenter de trouver désespérément une solution miracle.

Une quatrième raison non moins importante est le fait que la majorité des guinéens ont des pouvoirs d’achat très modestes. Si modestes qu’ils vivent au jour le jour.

Conclusion, l’opposition à trois semaines du coup de ses manifs, peut encore continuer à affiner sa stratégie pour se faire entendre du pouvoir d’Alpha Condé. Cela éviterait de sacrifier des vies sur l’autel des intérêts politiciens.
A bon entendeur, salut!

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