« 85 pour cent du réseau routier national en mauvais état », faute de financement

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Saa Yalondé DNERGuinée-Conakry : Quatre vingt cinq (85) pour cent du réseau routier national guinéen est en « mauvais état ». C’est un constat du nouveau directeur national de l’Entretien routier, Saa Yalondé Camara. Le financement pour faire face aux travaux d’entretien est coulé par un gap très important.

Sur les 44 mille kilomètres de routes que compte le pays, les 85 pour cent sont aujourd’hui en « mauvais état ». Le nouveau directeur national de l’Entretien routier, qui a accordé un entretien à Sabari Fm, auquel GuinéeTime a pris part, aura certainement plus de cheveux blancs.

De Conakry à Yomou, la dégradation de certains axes routiers est un secret de polichinelle. Le défi est tellement énorme que les projets d’entretien lancés ressemblent à de gouttes d’eau dans l’océan.

Ecoutez ici l’entretien

Dans un entretien accordé à  l’émission « Terrain Politique » de la radio Sabari fm, le DN de l’entretien Routier révèle que le besoin de financement était estimé entre 2015 et 2016 à 800 milliards gnf. Ce montant a été revu à 300 milliards et le principal financier, le Fonds d’Entretien routier, ne pouvait débourser que 80 milliards GNF.

De ce montant, du moins modeste face au grand défi, 63 milliards étaient alloués à certains projets de 2015. Donc pour l’année 2016, c’est seulement 17 milliards GNF qui seront consacrés à l’entretien des routes du pays !

En Guinée, sur chaque litre de carburant vendu à la pompe, 250 fg sont prélevés et l’ensemble du montant sert le FER (Fonds d’entretien routier).

Pour M. Camara, il faut aller au délà de ce montant et mieux, trouver d’autres sources de financement pour l’entretien des routes. La nouvelles ministre des Travaux Publics  a lancé une « profonde réflexion » à propos et les résultats sont attendus, dit l’interviewé.

« Il faut nécessairement mobiliser des fonds » lance M. Camara. Lequel est inquiet de certaines « conditions » des bailleurs de fonds à propos du financement de construction de nouvelles routes. Sans entretien de routes existantes, pas d’argent pour la construction de nouvelles, pourrait-on ainsi résumer.

Les « facteurs dégradants » des routes en Guinée se nomment d’abord surcharge. Les routes guinéennes, construites depuis les années 60 sont « vieillissantes ». Au début, elles ont été réalisées pour supporter 9 tonnes à l’essieu, rappelle le DN de l’Entretien routier. Aujourd’hui, les camions se chargent entre 20 à 30 tonnes à l’essieu !

Aussi « l’exploitation non judicieuse » des routes, est un autre problème. Des ralentisseurs de fortune ou des « dos d’âne » érigés sur des routes dans les quartiers, agressent le réseau. Tout comme le fait de déverser des déchets dans les caniveaux.

 

 

 

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