Edito : des officiels guinéens ont-ils besoin de séminaire sur le civisme…

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photo gouvernementLa réponse est oui! La thématique a tout son pesant d’or. Car, nombreux sont nos princes – des officiels- qui ont besoins d’une série de séminaires sur le civisme. Dont l’un des sous-thèmes peut être la pédagogie de l’exemple.
La semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) pour être davantage bénéfique, devrait intégrer dans son programme, un volet séminaire sur le civisme en faveur des officiels de tous bords de l’appareil de commandement de l’Etat et même de la classe politique de manière globale.

Si l’incivisme a pris des proportions inquiétantes, c’est moins la quasi-absence des cours et manuels d’instructions civiques dans nos établissements d’enseignement scolaires que les mauvais exemples servis tous les jours et sur des espaces publics par nombre d’officiels guinéens. La sagesse: « L’exemple vient d’en haut, l’imitation en bas » a du mal à être traduite dans les faits en Guinée?

La chienlit actuellement installée dans la circulation routière est le plus souvent, le fait d’une certaine catégorie d’autorités publiques qui se moquent éperdument du petit peuple du haut de leurs rutilantes VA, EP, AG, GN etc.. pourtant achetées et entretenues aux dépens du porte-monnaie de celui-ci.

Il s’agit pour appeler le chat, chat, des présidents d’institutions, ministres, autorités militaires, policières, Directeurs généraux… qui violent systématiquement à grand renfort de sirènes agaçant, tympanisant, la discipline routière au vu et au su des pauvres policiers corrompus, apeurés sans autorité aucune. Comme si cela ne suffit pas, des gardes du corps de certaines de nos autorités, gagnés par le zèle agressent même des paisibles citoyens dans la circulation. Dont le seul crime est de se retrouver « au mauvais endroit » et « au mauvais moment » lors de leur passage. La violence, il y a peu, exercée sur un journaliste à Conakry par la sécurité du président de l’Assemblée Nationale est une illustration éloquente.

 Toutefois, j’en connais des ministres qui font honneur, par leur humilité, leur sens du civisme, à la fonction ministérielle. Il en est de même pour d’autres hauts responsables d’institutions de la république. Tout comme certains policiers qui accomplissent honorablement, malgré leurs conditions difficiles, leurs devoirs républicains.

En somme, tout le monde- gouvernants et gouvernés- doit accepter d’aller à l’école du civisme. Notre démocratie, notre développement est à ce prix.

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