Accords politiques: la société civile s’est-elle rangée?

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La salle du dialogue politique guinéen. Photo : CCG
La salle du dialogue politique guinéen.
Photo : CCG

Dr Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne ‘’CNOSC-G’’ aura surpris plus d’un observateurs en prononçant un discours qui frise le ramollissement de sa position quant aux conclusions des accords politiques du 12 octobre. Lui qui s’était pourtant présenté au lendemain de la signature de ces accords comme le chantre de la contestation.

« La société civile, au lieu d’aller crier sur les médias, nous allons saisir les juridictions compétentes parce que la loi nous le permet, pour que les préoccupations des citoyens soient prises en compte », a laissé entendre Dr Dansa Kourouma ce jeudi 03 novembre au sortir d’une réunion du comité de suivi en charge de l’application des accords du 12 octobre, tenue dans la salle de conférence du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Et Dr Kourouma d’ajouter : ‘’Nonobstant l’intérêt politicien, parce que ce n’est pas ça que nous défendons. Nous, nous défendons l’intérêt général de la population’’.

Des réserves…
‘’Nous n’avons pas de complaisance de poser nos réserves sur la table dès le début des discussions. Il n’y a non plus eu de fermeture par rapport à nos réserves. C’est l’Assemblée nationale qui est souveraine pour adopter tout projet de réforme légale. Donc, cette Assemblée sera saisie par les acteurs de la société civile selon les voies de recours prévues en la matière’’, a-t-il indiqué, en référence à la signature ‘’avec réserve, desdits accords politiques par l’institution qu’il dirige.

Avant de préciser que la société civile veille à ce que les conclusions du dialogue s’appliquent.

A noter Dr Dansa Kourouma était monté au créneau pour contester les conclusions de ces accords politiques paraphés pourtant par le représentant de la société civile en l’occurrence le vice-président Alpha Abdoulaye Diallo. Lequel a d’ailleurs rendu le tablier en réaction à l’attitude de ses pairs qui avaient juré par tous les noms de Dieux qu’ils useraient de tous les moyens pour bloquer certains points de ces accords qui passeraient à leurs yeux pour une violation flagrante des textes de loi en vigueur en République de Guinée.

Ce qui va s’en dire qu’avec cet autre discours, la société s’est sans doute finalement rangée du côté des tenants des conclusions des accords du 12 octobre, qu’elle avait pourtant voué aux gémonies.

Nabilaye

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