Trump ne fera rien à propos de la messagerie privée de Clinton

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Trump et Clinton lors d'un débat Crédit photo : FIGARO
Trump et Clinton lors d’un débat
Crédit photo : FIGARO

Donald Trump n’a pas l’intention de poursuivre les enquêtes sur l’utilisation par Hillary Clinton de sa messagerie privée lorsqu’elle était à la tête de la diplomatie américaine. Il considère désormais que son adversaire démocrate lors de l’élection présidentielle « a suffisamment souffert » dans cette affaire, rapporte aujourd’hui la chaîne de télévision MSNBC.

Interrogée par MSNBC, Kellyanne Conway, conseillère du président élu des Etats-Unis, n’a pas démenti l’information et a même laissé entendre qu’elle était correcte. « Hillary Clinton doit s’habituer au fait qu’une majorité d’Américains ne la trouvent pas digne de confiance, mais si Donald Trump peut l’aider à surmonter cette peine, alors peut-être est-ce une bonne chose », a-t-elle déclaré.

Durant la campagne électorale, Donald Trump avait imposé le slogan « lock her up » (enfermez-la) à propos de Hillary Clinton, disant à ses partisans que les méfaits dont il accusait l’ancienne First Lady lui vaudraient d’aller en prison s’il entrait à la Maison blanche. Ce qu’il fera le 20 janvier.

L’utilisation par Hillary Clinton d’une messagerie privée pour des courriers électroniques officiels lorsqu’elle était secrétaire d’Etat durant le premier mandat de Barack Obama, de 2009 à 2013, a empoisonné pendant des mois la campagne de la candidate démocrate. Le FBI a finalement refermé le dossier deux jours avant l’élection du 8 novembre.

Dans un autre dossier impliquant Hillary Clinton, le rôle de la fondation dirigée par son mari et qui porte son nom, Donald Trump entend aussi ne rien faire, a dit Kellyanne Conway. « Lorsque le président élu (…) dit avant même sa prise de fonction qu’il n’entend pas aller plus loin dans ces accusations, il s’agit d’un message très fort, » a-t-elle dit. « Il faut qu’il pense à beaucoup de choses avant de devenir président des Etats-Unis et les choses qui rappellent la campagne n’y figurent pas », a-t-elle ajouté.

Durant la campagne, le candidat républicain avait demandé la fermeture de la Fondation Clinton, qui finance des programmes d’aide dans les pays en développement, et la nomination d’un procureur spécial pour enquêter sur ses pratique

Reuters-Figaro

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