Voici la cause de la « menace » de Guirassy par Alpha Condé (Audio)

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Lamine Guirassy, principal animateur des "Grandes Gueules" Crédit photo : Espace fm
Lamine Guirassy, principal animateur des « Grandes Gueules »
Crédit photo : Espace fm

Conakry, Guinée : On en sait un peu plus sur le dossier dit de « menaces » de l’animateur principal de « Grandes Gueules », Lamine Guirassy, par le Chef de l’Etat Pr Alpha Condé.

Tout est parti de l’émission du jeudi 24 novembre dernier des « Grandes Gueules ». L’équipe des journalistes composée de Lamine Guirassy, Aboubacar Diallo, Hamed Camara, Moussa Moise etc…a traité de la violence exercée par des inconnus sur le préfet de Coyah, Ibrahima Barboza Soumah lors d’une attaque en sa résidence officielle, la veille même.

Indignés, visiblement par cette autre attaque à mains armées, les journalistes de la radio Espace Fm se sont lancés dans des analyses, comme d’habitude. Et « la maladie » du président Alpha Condé a été cité. Lire cet extrait ci-dessous

 

« Plainte verbale »

Depuis cette émission, le chef de l’Etat a piqué une colère noire contre le jeune journaliste et son équipe. Des informations font état d’une « plainte verbale » du numéro un guinéen à la Haute Autorité de la Communication » (HAC). En réalité, le président de la République a joint au téléphone la présidente de la HAC pour lui faire part de son ressentiment. Dame Martine Condé devrait « s’occuper » de ce dossier.

A propos, une réunion extraordinaire des membres de la HAC a eu lieu ce samedi à Conakry et a porté, selon nos sources, sur les propos tenus par Lamine Guirassy et Cie dans cette émission.

Avec cinq membres présents, la HAC n’a pu prendre de décision contre les journalistes. Le quorum n’étant pas atteint puisque le nombre total de membres est 11. Il y a un manque de 5 membres et un en mission.

« C’est une plénière qui peut sanctionner Guirassy mais à cette heure la HAC ne peut la tenir car le quorum n’est pas atteint. Il n’ y a que 5 membres présents aujourd’hui » nous dit-on.

En définitive, la HAC a décidé d’écrire au président de la République conformément à la loi, a-t-on appris.

Ce dossier tourne inexorablement vers une plainte pour offense au chef de l’Etat.

La loi L002 portant sur la Liberté de la presse en Guinée, dans sa Section 2 traitant « Des délits contre l’Autorité publique ».

« (…) ceux qui offensent le Président de la République et, en cas de vacance, la personne qui détient tout ou une partie de ses prérogatives,sont punis d’une amende de 1.000.000 GNF à 5.000.000 GNF » stipule l’Article 105.

Plus loin, l’Article 128 poursuit que : « La poursuite des délits et contraventions commis par voie de presse ou de tout autre moyen de communication aura lieu d’office et à la requête du ministère public, sous les conditions ci-après :

1-Dans le cas d’injure ou de diffamation envers le Chef de l’Etat, la poursuite est engagée d’office par le ministère public, à moins que le Chef de l’Etat ne demande expressément de ne pas engager de poursuite, (…) »

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