Football – Liga : mais qui arrêtera Zidane ?

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Zidane_getty_bodyAlors que le Real Madrid défie le FC Barcelone ce samedi, retour sur les débuts irrésistibles de l’ex-Ballon d’or sur le banc des Madrilènes.
Ce samedi, le monde du football aura les yeux rivés sur le Camp Nou, l’antre du FC Barcelone, pour l’un des chocs les plus attendus de la saison face au Real Madrid. Un homme s’installera sur le banc adverse avec sérénité : Zinédine Zidane. L’entraîneur merengue est irrésistible depuis qu’il a pris les rênes de la « Maison banche », en janvier dernier. C’est d’ailleurs lors d’un classico, quatre mois après sa prise de fonction, que le champion du monde 1998 avait donné le ton.

Au même rythme que la saison dernière

L’ancien meneur de jeu avait frappé fort, tactiquement, en sortant Karim Benzema à la pause et en lançant Jesé (qui a signé au PSG cet été). Le Real s’était imposé (1-2) en signant le premier succès d’une longue série. Ensuite, il y a eu la Ligue des champions, la fameuse « remontada » face à Wolfsburg (0-2, 3-0), la maîtrise face à Manchester City (0-0, 1-0) et le sang-froid à San Siro contre le voisin madrilène, l’Atlético (1-1, 5 t.a.b à 3).

Auréolé de gloire, Zidane enchaîne et le Real continue de survoler le football européen. La dernière semaine est un modèle du genre. Les adversaires changent (l’Atlético, le Sporting Portugal, Gijón), l’enjeu aussi (Liga, Ligue des champions), mais les Merengues s’imposent toujours (respectivement 3-0, 2-0 et 2-1). La victoire face aux rivaux de l’Atlético est un modèle du gen

re, car les confrontations de Zizou avec Diego Simeone témoignent des progrès de l’ancienne star des Bleus sur un banc de touche. La première de Zizou face aux Colchoneros (0-1) a eu lieu en février dernier, et a mis en exergue les limites tactiques du coach français encore débutant.

Mais le succès acquis lors du dernier derby madrilène (0-3) a, lui, fait apparaître les gros progrès de l’entraîneur du Real. Ce dernier avait mis en place un 4-3-2-1 très offensif mais solide en défense avec les deux Croates dans le duo de milieux récupérateurs (Kovacic et Modric) et un trident offensif Isco-Vázquez-Bale pour soutenir Ronaldo. Pour mettre plus de poids à l’exploit, les Merengues étaient privés de nombreux titulaires comme Benzema ou Ramos.

Pour Zizou, « Ronaldo est le meilleur joueur du monde »
«Je suis à la tête de la meilleure équipe du monde », souriait Zidane à l’issue d’une conférence de presse. Ses mots simples, sa défense systématique de ses joueurs devant la presse sont devenus des points forts. Là où son prédécesseur, Rafael Benítez, refusait de glorifier ses hommes – dont Cristiano Ronaldo –, Zizou est le meilleur avocat de ses joueurs. Cristiano Ronaldo ? « Le meilleur joueur du monde », explique-t-il, ne doutant pas que le Portugais soulèvera, le 13 décembre prochain, un quatrième Ballon d’or. Karim Benzema ?

«Il mérite d’être en équipe de France. » Varane après sa « boulette » à Bilbao (une passe pas assez appuyée ayant occasionné un but en février dernier) ? « Je l’ai encouragé à continuer. Si tu ne l’encourages pas et que tu dis mais qu’est-ce que tu fais là, le joueur ne fait plus rien après ! », s’est justifié Zizou sur RMC il y a quelques semaines.
Invaincu depuis 31 matches

Réconforter et conseiller sont les maîtres mots de celui qui s’inspire directement de Carlo Ancelotti, avec qui il a appris avant de prendre les rênes de l’équipe. Ce début de carrière sans accroc de Zinédine Zidane est déjà historique. Dans le championnat espagnol, il totalise 86 points gagnés en 33 journées, un exploit qu’aucun technicien n’était parvenu à atteindre. Même le mythique Miguel Muñoz (entraîneur du Real entre 1948 et 1958) n’avait pas fait mieux (84 points) ! Mieux, il est invaincu depuis 31 matches, soit une série d’invincibilité qu’Ancelotti lui-même n’avait pas connue ! Seul Leo Beenhakker a fait mieux au Real, en 1988-1989, avec 34 matches sans défaite.

Mais Zinédine Zidane, habitué des arcanes du football de haut niveau, sait que l’état de grâce n’est pas voué à durer éternellement. «Être viré, ça arrivera, c’est obligatoire, a-t-il expliqué dans l’interview accordée à RMC. C’est pour ça que je profite de tout au Real ! » Et, pour prolonger le plaisir, Zidane espère une victoire des siens ce samedi, lors d’un des matches les plus attendus de la saison.

lepoint.fr

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