Le ministre Diané défend son budget au parlement : « la paix n’a pas de prix »

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Le ministre de la Défense, Dr Diané
Le ministre de la Défense, Dr Diané

Conakry,Guinée- Lors de son   passage au parlement, hier vendredi 2 décembre, pour présenter la politique sectorielle de son département, le ministre d’Etat auprès de la Présidence de la République en charge de la Défense nationale s’est apitoyé sur le sort économique  à lui accordé par la loi des finances initiales 217.

En effet, après  avoir fait l’exposé des réalisations  de l’année qui s’achève, à l’actif  du ministère qu’il a charge, Dr Mohamde Diané a indiqué qu’en dépit de cet effort,  force est de reconnaître que certains de leurs  besoins en matériels, en mobiliers, en engins de combat, en habillement et infrastructures restent à satisfaire.

«Au regard de ces défis énormes dont mon département a charge de relever, le projet de budget 2017 diminue drastiquement nos prévisions et compromet la mise en œuvre du plan d’action  de la loi de programmation militaire dont la tranche 2017 est de huit cent dix-neuf milliards sept cent vingt millions trois cent quatre-vingt-dix mille (819 720 390 000) GNF», s’est-il ainsi lamenté.

Avant de détailler qu’en effet, sur une prévision annuelle du département de deux mille huit cent quatre-vingt-sept   milliards sept cent quatre-vingt-six millions deux cent neuf mille six cent vingt-cinq (2 887 786 209 625) GNF, le ministère du budget a proposé  la somme de mille cinq cent soixante-quinze milliards cent trois millions huit cent dix neuf mille (1 575 103 819 000) GNF,   vingt milliards  (20 000 000 000) GNF en investissement.

Soit une diminution de mille trois cent douze milliards  six cent quatre-vingt-deux millions trois cent quatre-vingt-dix mille six cent vingt-cinq (1  312 682 390 625) GNF, correspondant à 45,45%.

«Vous comprendrez aisément, Honorables Députés, les difficultés auxquelles le ministère de la défense nationale est confronté dans l’atteinte des objectifs majeurs qui lui sont assignés du fait de la réduction de nos prévisions budgétaires», argumente Dr Diané.

En guise d’illustration,  s’interroge inlassablement comment  avec ce budget d’investissement 2017 d’un montant de vingt milliards (20 000 000 000) GNF, «pouvons-nous : réparer les patrouilles de l’armée de mer pour faire face à la piraterie maritime, afin de maintenir le ‘’carton vert’’ remis au Président de la République ?

Equiper la gendarmerie pour faire face aux multiples défis sécuritaires à l’intérieur du territoire ?

Equiper l’armée de terre pour mieux sécuriser les frontières face aux   menaces djihadistes ?

Ressourcer les aéronefs de l’armée de l’air pour la surveillance et la défense de l’espace aérien ?

Rembourse l’avion CASA qui a fait crash au Libéria avec onze (11) de nos vaillants soldats ?

Nous engager dans les opérations   intérieures et extérieures jusqu’à 2 000  hommes sur  un préavis  de 48h, sans limitation de durée.

Construire des abris pour les militaires déployés le long des frontières.

Equiper le bataillon du génie militaire pour lui permettre de participer au développement socioéconomique du pays tout en s’investissant dans l’assainissement de la ville de Conakry?»

Que le ministère de la défense nationale ait été toujours  considéré comme un département dépensier, son chef l’admet, parce que c’est désormais ainsi dans la mentalité de certaines personnes.

«Cependant, rétorque-t-il, la sécurité des recettes douanières aux frontières, la protection des installations stratégiques et industrielles (sources de production économique), la sécurité des zones portuaires, la lutte contre la piraterie maritime, la rentrée des devises à travers notre participation au maintien de la paix, la quiétude sociale et la stabilité qui sont les garants du développement économique, social et politique auxquels nous aspirons tous sont le fait des actions salvatrices des forces de défense et de sécurité, qui ne peuvent être toutes chiffrées».

Et le ministre Diané de conclure son argumentaire en rappelant le vieil adage : «la paix n’a pas de prix».

«Et vous conviendrez certainement  avec moi que sans la sécurité il n’y a pas paix, et sans la paix, il n’y a pas développement », s’est-il in fine adressé aux élus du peuple, à qui il a formulé cette doléance : «C’est pour cette raison que je sollicite votre soutien pour nous permettre de disposer des ressources indispensables à l’accomplissement efficace des missions qui nous sont dévolues».

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