Mines : le directeur général de la SAG sommé de quitter Siguiri…

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Guinée- Conakry/ Il y a embrouillamini à la SAG située dans la préfecture de Siguiri. En cause, une histoire de bonus.

Il s’agit, selon un responsable de la SAG qui a requis l’anonymat, d’une sorte de prime trimestrielle accordée aux travailleurs sur la base de l’atteinte d’un seuil de Production de Sécurité et de la maitrise du Coût. En d’autres termes, tous les trois mois, un bonus de 22 jours est accordé aux travailleurs. Soit, à peu près l’équivalent du salaire mensuel.

Seulement voilà, cette année, à partir du 09 décembre, le syndicat a cherché à entrer en contact avec le directeur général de la SAG, Monsieur Abdrahamane Diaby en vue de la mise à disposition de ces primes appelées « Bonus ». Il n’aurait pas obtenu gain de cause. Le directeur général disait, semble-t-il, ne pas avoir de temps. Mais à partir du 16 décembre, c’est au tour du directeur général de chercher à rencontrer le syndicat pour lui faire part du contenu d’un document en provenance du siège central de la SAG, Afrique du Sud.

En fait, le directeur général voulait, selon nos sources, expliquer aux travailleurs à travers le syndicat, les indications venues du siège central. Ces indications portaient sur le paiement de deux mois six jours de bonus au lieu de trois (3) mois de bonus.

N’ayant pu rencontrer le syndicat pour partager cette information, la valeur en espèces sonnantes de ces 2 mois 6 jours a été virée dans le compte des travailleurs. C’était le 19 décembre 2016.
Informés, des travailleurs ont interpellé le syndicat sur la question. Le syndicat aurait répondu qu’il n’a été ni associé ni consulté avant le virement de ce bonus.

Pour la consigne à suivre, le syndicat aurait demandé aux travailleurs de rejoindre leurs postes de travail mais sans travailler et qu’il allait se battre pour faire payer le reliquat. Mais peine perdue…

En désespoir de cause, des travailleurs auraient réclamé le départ du Directeur général de la SAG (filiale du sud-africain Anglogold Ashanti). Au moment où nous publions ces lignes, le directeur général de la SAG, Monsieur Abdrahamane Diaby est sommé de quitter la préfecture de Siguiri d’ici mercredi 28 décembre à minuit.

C’est donc pour avoir sa version des faits que nous avons contacté ce lundi 26 décembre à 14 heures, le directeur général de la SAG. Malheureusement, le directeur général nous s’est contenté de dire :  » Je suis en réunion. Je vous rappelle à la fin de la réunion ». Sauf que le directeur général ne nous a plus rappelé. Et quand nous avons essayé de le joindre à nouveau, son téléphone ne sonnait plus. Il était 17h 51. En plus, nous lui avons envoyé un SMS pour lui rappeler sa promesse de nous rappeler. Rien n’y fit.

De même, nous avons essayé de joindre sans succès le responsable des ressources humaines de la SAG, Monsieur Youla.
Pour les mêmes impératifs de recoupement d’informations, nous avons tenté en vain de joindre le secrétaire général de la délégation syndicale de la SAG.

Mais déjà, le samedi 24 décembre, en visite à Siguiri, le gouverneur de la région administrative de Kankan Mohamed Gharré a invité toutes les parties à privilégier le dialogue et la concertation. Il a indiqué en substance qu’on ne peut se rendre justice, allusion clairement faite au point de revendication concernant le départ du directeur général de la SAG.

Mais à l’heure qu’il fait, on ne sait pas encore si l’appel du gouverneur de Kankan a été entendu précisément en ce qui concerne la menace qui pèse sur Abdrahamane Diaby.

Toutefois, une réunion de crise s’est tenue dans la journée du lundi 26 décembre aux environs de 14 heures à la SAG. Cette rencontre de crise a réuni, semble -t-il, le patronat, le syndicat, des représentants des sages, ceux du gouvernorat et de la préfecture.

A suivre…

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