Réforme du code électoral : la fumée blanche pourra-t-elle enfin jaillir ce jeudi au parlement?

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Amadou Damaro Camara, Député Rpg-arc-en-ciel

Guinée- Conakry/ Cette question a, à notre avis, son pesant d’or. D’autant plus que les députés se sont quittés fin décembre dernier en queue de poisson.

A l’adoption avortée du projet d’amendement du code électoral, la proposition de mixage d’élections introduite par la majorité au pouvoir n’est pas du tout passée. L’opposition dénonçant une certaine cabale orchestrée par son vis-à-vis. Et, comme on l’aura su, faute d’entente entre les honorables députés, les débats avaient été renvoyés vaguement en février pour une session extraordinaire. Sans date précise bien sûr!

Et voilà qu’hier lundi 06 février, le Président de la République Pr Alpha Condé a convoqué, par le biais d’un décret lu sur les antennes des médias publics, cette session tant attendue, sortant de l’ordinaire ce jeudi 09 du mois courant.
Ce faisant, une question essentielle taraude les esprits aujourd’hui : une fumée blanche pourra-t-elle enfin jaillir du parlement ce jeudi ?
L’honorable Amadou Damaro Camara, le député en chef de la majorité au pouvoir semble avoir une partie de la réponse à cette question.
« Quand on fait dire que le président de la République dit qu’il va respecter et faire respecter (la Constitution, Ndlr), cela ne veut pas que le chef de l’Etat va dire à l’Assemblée dans quel sens il faut voter », estime laconique, l’honorable Camara à une radio locale.
Avant de s’en expliquer : « C’est-à-dire que ses engagements (du chef de l’Etat, Ndlr) n’abrogent pas son serment de séparation du pouvoir. Il faut qu’on accepte qu’il y ait toujours le débat à l’Assemblée nationale. »

Si Damaro espère que le consensus serait trouvé, il s’est résolu toutefois à tempérer en affirmant : ‘’Nous nous considérons que les accords doivent être des objectifs. Il était très difficile de faire une loi qui exclut toutes les organisations de la société civile, les partis extraparlementaires et même des partis parlementaires. Nous avons essayé, malgré l’accord, s’il y a des propositions qui sont plus démocratiques qui sont plus réalisables et qui sont plus utiles, pourquoi ne pas les examiner ? Mais en fin de compte, si on ne s’est pas entendu sur le mode de scrutin, nous avons retiré cette proposition’’, rappelle le député du RPG-arc-en-ciel, au pouvoir.

Nabilaye

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