Guinée : Tibou Kamara sur le « pacte » d’Alpha Condé avec la presse…

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Tibou Kamara

Le ministre conseiller personnel du Chef de l’Etat Pr Alpha Condé, chargé de la presse, Tibou Camara a saisi l’opportunité de la cérémonie de clôture de la Table Ronde sur l’avenir des medias à l’heure du numérique, organisée par l’AGEPI les mardi 07 et mercredi 08 février derniers, pour expliquer davantage le ‘’pacte’’ annoncé entre la presse et le président de la République.

L’ancien journaliste en a également profité pour rendre un hommage appuyé à ses confrères qui ont été, de son point de vue, des acteurs et des vecteurs du processus de démocratisation en Guinée.

« Comme le président de l’AGEPI (Moussa Iboun Conté, Ndlr) vient le dire, ici je ne suis pas dans un milieu inconnu où je serais étranger. Bien au contraire, la presse dans son ensemble et la presse écrite en particulier, dont j’ai été pendant longtemps avec les journalistes, est ma famille. Je me situe dans le contexte qui est celui de notre pays, qui le contexte d’une démocratie en marche. Malgré les vicissitudes d’une démocratie naissante, mais une démocratie qui est en marche dont la paix est l’un des maillons essentiel« , a-t-il ainsi introduit son laïus.
Avant de dire que cette rencontre vient à point nommé, parce qu’elle se situe au lendemain d’une rencontre « déterminante » que les acteurs des médias ont eue avec le président de la République, Pr Alpha Condé. « … Au cours de laquelle une annonce très forte a été faite à savoir, l’institution d’une journée de la presse ». Pour Tibou Camara, nul doute que ceci constitue une reconnaissance à l’effort que « vous avez fourni chacun et tous pour que la liberté d’expression qui est une donnée essentielle de la démocratie, mais une loi fondamentale de notre peuple, cette liberté d’expression, vous en avez fait votre cheval de bataille, soit’’.
Et le ministre de se féliciter aujourd’hui que cela soit une réalité ‘’implacable’’ et aussi un ‘’acquis’’ que ‘’personne ni rien ne peut remettre en cause’’.
« Je voudrais donc vous féliciter pour cet effort dans la démocratisation de notre pays par l’enracinement d’une culture de contradiction dont vous êtes les porteurs et les vecteurs dans notre pays’’, a-t-il congratulé les journalistes.
Regrets…
Plus loin, M. Camara explique que la journée de la presse sera l’occasion de faire l’état des lieux. Parce qu’après tant d’années d’exercice et de pratique, dit-il, il est important de s’arrêter pour faire le point. « Mais c’est surtout une opportunité qui est offerte de porter un projet collectif pour une fois pour notre jeune presse dont nous seront solidaires et partenaires pour améliorer le cadre de vie de chacun d’entre vous. Mais aussi favoriser une meilleure pratique du métier de journalisme. Et, je pense que les débats que vous venez de mener dont sont issues des résolutions que je viens d’entendre quelques unes, permettront de poser les premiers jalons de cette fameuse journée de la presse, qui va être important aussi bien pour l’avenir notre presse que l’issue heureuse que nous voulons pour notre démocratie », a-t-il formulé l’espoir.

Et de regretter en outre que la plupart des recommandations formulées ci, malheureusement, ne soient pas nouvelles. Ce sont des recommandations, à ses yeux, qui ont été souvent formulées, malheureusement, qui n’ont pas connu d’aboutissement jusqu’à maintenant. « J’espère qu’au cours de la journée de la presse, elles pourront connaitre un début de réponses qui pourront être pour une fois prises en compte’’, formule-t-il à nouveau l’espoir.
Mauvaise presse…
Et d’argumenter : « Parce qu’aujourd’hui, on fait une mauvaise presse, un mauvais procès à cette presse en expliquant souvent et ses faiblesses, mais rarement, on a reconnu ses efforts. Rarement, on a rendu hommage aux journalistes qui, dans les conditions de précarités absolus, qui les rendent parfois vulnérables, se sont acquittés de la mission d’éduquer notre peuple, de former une conscience citoyenne et politique sur l’ensemble des citoyens de ce pays ».

« Je vous rends cet hommage, pas tardif, mais mérité. Puisque certains d’entre vous peuvent se sentir légitimement dépositaires de notre démocratie, dans la mesure où chacun d’entre nous au quotidien, contribue à l’éveil des consciences », lance Tibou Kamara à l’endroit de ses anciens confrères.
‘’J’ai pour l’habitude de dire que le dernier rempart de la démocratie dans notre pays c’est la presse. Que personne d’autres que vous n’a contribué à créer le débat. Même lorsque l’opposition, dans son rôle de critiquer des actions publiques, a paru parfais fatigués ou résignés, la presse a été là, présente, débout, malgré toutes les difficultés.
C’est un mérite qui sera reconnu tôt ou tard. Donc, vous pouvez déjà en être fier’’.
‘’Et je voudrais dire qu’aujourd’hui, c’est une nouvelle page qui s’ouvre dans les relations entre les medias et l’Etat. Les medias sont des partenaires de l’Etat. Les medias sont les vecteurs entre l’Etat et les populations. Et le relais de l’ensemble de l’opinion. Cela veut dire une opinion plurielle, diverse, aussi diverse que notre population dans son ensemble’’.

« …En tout cas, à travers moi qui vous connait, que vous connaissez, qui a partagé pendant longtemps vos efforts et vos peines, vous êtes sûrs d’avoir plus qu’un interlocuteur, un avocat pour défendre votre cause. Parce qu’elle est juste, parce qu’elle est noble. Je pense qu’ensemble, comme il l’a souligné, parce que c’est l’esprit qui m’anime, nous devons travailler en équipe dans un esprit de solidarité et de loyauté envers notre pays. Pour qu’ensemble, nous écrivions les plus belles pages à partir de maintenant de cette presse qui a déjà une histoire glorieuse.
‘’Le président a parlé de pacte. Oui, un pacte républicain pour défendre nos institutions pour la promotion de notre Etat. Un pacte démocratique pour continuer à promouvoir, dans les meilleures conditions et avec les moyens les plus étendus, les libertés et élargir les espaces de conquête démocratique dans notre pays.
Oui, ce pacte est intéressant. Parce qu’il fait l’honneur de la presse et davantage à notre Etat qui a montré la meilleure image de lui, pendant toutes ces années’’ a-t-il tenu à expliquer davantage.

« Je peux donc, au nom du chef de l’Etat, vous dire que le partenariat que nous avons entamé dans un hôtel de la pace récemment, ira de l’avant. Parce qu’il est sincère, parce qu’il est sous tendu par une volonté patriotique qui nous anime et que nous partageons tous’’.
Tibou Kamara a par ailleurs philosophé en ces termes : « La presse sera plus libre encore lorsqu’elle aura des moyens de son expression, de sa liberté et sa dignité ».
Et de promettre in fine : ‘’En tout cas, vous pouvez compter sur moi. Je compte sur vous dans un partenariat responsable au seul profit de notre pays et de nos institutions’’.

Nabilaye

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