Trafic : Plusieurs guinéennes en détresse dans l’Emirat du Koweit

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Des immigrées au service de police à Koweit city
lemonde.fr

Conakry, Guinée : Plusieurs filles de nationalité guinéenne -leur nombre exact n’est pas encore connu- sont en détresse du côté de l’Emirat du Koweit (Moyen-Orient) où leurs familles n’ont aucun contact.

Depuis le démantèlement d’un réseau de trafic de jeunes filles vers le Koweit, le week-end dernier, par les services du Colonel Tiégboro Camara, des familles convergent vers l’enceinte abritant les Services spéciaux et de la lutte contre le grand banditisme.

« Il y a des familles qui viennent en pleurs » reconnait Colonel Tiegboro à Guinéetime.

Aujourd’hui, au moins une trentaine de jeunes filles ont des parents qui n’ont pas de nouvelles de leurs progénitures.

Le nombre exact de ces guinéennes, à en croire le patron des services spéciaux, n’est pas connu.

« Ce qui est clair, le pays de destination est le Koweit. C’est ce que disent les familles », nous raconte-t-il.

Le réseau démantelé du côté de Nongo, qui aurait débuté les activités en janvier dernier, a déja envoyé 30 jeunes guinéennes au Koweit.

Mlle F.C est la cousine d’une jeune fille en détresse actuellement dans cet émirat.

« Elle avait commencé à travailler chez une dame. Les travaux étaient importants, elle se fatiguait. Sa patronne a donc décidé de lui couper l’internet et le téléphone. Depuis, on n’a plus de nouvelles » affirme-t-elle à Guineetime.

Cette guinéenne a été obligée de quitter cette maison après une tentative de viol du mari de sa patronne.

« Elle m’a dit que le mari de la patronne s’est introduit dans les toilettes où elle se douchait et puis elle a crié » rapporte sa cousine.

La jeune dame a été mise dehors par sa patronne et se retrouve de nos jours dans une autre agence de placement de femmes de ménages à Koweit City.

« Elle m’a dit  qu’une centaine de jeunes femmes y sont logées » poursuit notre source.

Sans travail, sans argent, cette guinéenne ne sait plus où trouver 2 millions gnf pour revenir en Guinée. Pire, son passeport lui a été retiré depuis sa descente d’avion.

Le gouvernement au courant

Plusieurs courriers émanant des services spéciaux ont envoyés à la présidence de la République, aux ministère de la Coopération x internationale, aux Affaires Etrangères, à la Promotion féminine et de l’Enfance etc.

Tiegboro espère que « des dispositions vont être prises » pour l’identification, la localisation et le rapatriement de ces guinéennes.

Adama, une sierra-léonaise victime de sa patronne au koweit

Un récent reportage de nos confrères de The Guardian a illustré les situations inhumaines auxquelles sont soumises certaines migrantes d’Afrique noire au Koweït.

« Environ 90% des foyers koweïtiens disposent d’une servante étrangère. Enfin servante à tendance esclave, ce n’est que la réalité d’un rêve bien moins amer. Appâtées par des agents à qui elles paient près de 1500 dollars pour occuper des postes d’infirmières ou d’employées d’hôtel au Koweït, ces jeunes femmes originaires de la Sierra Leone, du Cameroun, du Kenya ou de l’Ethiopie se voient paradées devant des potentiels employeurs, qui les recrutent comme des servantes, les vendent puis les revendent. Là-bas, elles doivent travailler de 22 à 24 heures par jour, souvent sous la menace du fouet de leur employeurs.

C’est ainsi qu’Adama, une Sierra-Léonaise de 24 ans autrefois infirmière dans son pays s’était vue renverser de l’huile bouillante su la cuisse par son employeuse qui justifia son acte en lui disant qu’elle était son esclave et qu’elle ne travaillait pas assez vite.

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