« Notre sécurité est capable de disperser des manifestations mais pas le lynchage de présumés voleurs » (Dansa Kourouma)

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Dr. Dansa Kourouma président CNOSC-G

L’affaire de lynchage d’un présumé voleur au quartier Lambanyi à Conakry suscite de vives condamnations chez nombre de leaders d’opinion. Parmi eux, Dr Dansa Kourouma président du CNOSCG (société civile) qui se donne de la voix depuis son lit de malade à Tunis. Lisez plutôt ce qu’il a écrit sur sa page facebook.

« Louanges a Dieu le maître des cieux. Un homme public se doit de dire toute la vérité. J’ai effectué avec succès une intervention chirurgicale pour une plastie ligamentaire à Tunis. Je me porte bien. Mais, Indigné dans mon lit de malade, par cette barbarie nationale, sympathique de l’impuissance publique face aux problèmes quotidiens. La justice guinéenne est faible, impuissante devant cette barbarie. Une promesse non tenue de plus du Gouvernement d’éradiquer la vindicte populaire après sangardo. Des langues mielleuses iront dans tous les sens. Mais au fait, qui doit assurer la justice et la sécurité dans une république ? C’est le Gouvernement sous la direction du Président de la République. Alors je suis meurtris. Notre sécurité est capable de disperser avec mort d’hommes des manifestations politiques. Mais le lynchage de présumés voleurs non. Des manifestants pacifiques sont tués, gazés et arrêtés, mais en plein cœur de la capitale on ne peut pas empêcher la barbarie populaire. Ces images sont indignes, irrévérencieuses en plein mois de carême et dans la capitale. Le temps des comptes est arrivé. J’arrête les commentaires ici. Je conclus que l’Etat est impuissant, les institutions incapables. C’est ça l’image de fond. Que nous soyons politiques, médias, élus, société civile, gouvernement ou citoyens acceptons notre démission. Pour ma part en tant que démocrate, la sanction populaire doit se matérialiser dans les urnes et par la pression et la lutte populaires, pour que des comptes nous soient rendus. Nous devrions impitoyablement, sans complaisance aucune, nous remobiliser pour un changement radical dans la gouvernance. Notre génération doit cela au moins à l’histoire. Je termine par remercier, tous ceux, de près ou de loin, m’ont apporté leur soutien financier, Materiel et moral lors de mon hospitalisation à Tunis. La situation du pays m’oblige à rompre le silence, malgré mon état. Arrêtons de rejeter nos tares sur les autres, assumons nous devant l’histoire. Debout la Guinée, pour le vrai changement de mentalité. Grâce à Dieu, je me porte bien et le combat continu. Salam!!! »

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