Côte d’Ivoire : voici le discours intégral d’Alassane Ouattara

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Ouattara a renoncé à un troisième mandat

Afriksoir vous propose le discours du Président Alassane Ouattara, qui a déclaré qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle d’octobre 2020. Discours prononcé devant le congrès, ce jeudi 5 mars 2020 à Yamoussoukro.

Je voudrais, pour commencer, vous adresser mes très vifs remerciements pour votre présence, à Yamoussoukro, à l’occasion de cette réunion du Parlement réuni en Congrès, la toute première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire.

HONORABLES DÉPUTÉS, VÉNÉRABLES SÉNATEURS, MES CHERS COMPATRIOTES,

Je suis particulièrement heureux de me retrouver, ici, à Yamoussoukro, devant le Parlement, réuni en Congrès. C’est un jour historique pour notre pays car pour la première fois, les deux chambres de notre Parlement se réunissent avec l’Exécutif.

Je voudrais, tout d’abord, vous adresser mes vifs remerciements pour l’accueil chaleureux que vous m’avez réservé. Je voudrais aussi vous dire ma grande fierté d’être devant vous, les élus et représentants du peuple souverain de Côte d’Ivoire, dans toute sa diversité, pour dresser l’Etat de la Nation et vous parler de l’avenir de notre cher pays, la Côte d’Ivoire.

HONORABLES DÉPUTÉS, VÉNÉRABLES SÉNATEURS,

Cela fait neuf ans que je préside aux destinées de notre beau pays. Au moment où je briguais la magistrature suprême en 2010, je n’avais jamais imaginé accéder au pouvoir dans les conditions que nous avons connues : une grave crise post-électorale, un pays en lambeaux, un tissu social déchiré, une situation sécuritaire précaire, des infrastructures totalement dégradées.

Aussi, dès mon investiture en mai 2011, nous avons dû faire face aux urgences de la sortie de crise. Nous avons, tout d’abord, rétabli la paix et la sécurité. Nous avons redéployé l’administration, sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons remis la Côte d’Ivoire au travail et apporté des solutions immédiates aux urgences sociales.

Nous avons aussi installé la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), qui a œuvré pour nous permettre de comprendre les causes de la crise et en tirer les leçons pour l’avenir de notre pays. Nous avons identifié et indemnisé la grande majorité des victimes de la crise postélectorale grâce aux actions de la Commission Nationale pour la Réconciliation et l’Indemnisation des Victimes (CONARIV) et du Ministère en charge de la Solidarité.

« En 2010, mon programme était chiffré et ambitieux. Malgré la situation que nous avons trouvée en 2011, je n’ai pas perdu de vue les engagements que j’avais pris devant mes compatriotes »

Nous avons procédé à une réforme profonde du secteur de la sécurité, qui a permis d’améliorer de façon significative l’indice de sécurité grâce à des forces plus professionnelles, mieux formées et bien équipées. En dépit de tous ces efforts, notre pays subissait encore, jusqu’en 2013-2014, des tentatives de déstabilisation à travers des attaques de commissariats, de postes de gendarmerie et de camps militaires.

Nous avons réussi à éradiquer ces attaques. Nous avons ramené la paix et la sécurité à nos concitoyens et préservé les Institutions de la République. Pour la réconciliation, nous sommes allés encore plus loin, en amnistiant les prisonniers civils de la crise post-électorale ; en favorisant le retour de nos compatriotes réfugiés dans les pays voisins, dont la grande majorité est rentrée ; en facilitant la réintégration, dans l’administration, de ceux qui étaient des fonctionnaires.

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