Labé-Santé: vers le démantèlement des cliniques clandestines

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Conakry, Guinée : La direction préfectorale de la santé de Labe monte au créneau et s’insurge contre l’installation clandestine de certaines cliniques privées.

Selon les informations reçues auprès du service de Docteur Mamadou Hady Diallo, rares sont ces cliniques implantées dans la préfecture qui obéissent sur toute la ligne aux conditions imposées par le ministère de la Santé.

C’est pour cette raison, à l’en croire qu’une opération est en cours pour démanteler ces cliniques qui ne sont pas dans les normes. Parlant des critères, le directeur Préfectoral de la santé donne des précisions.

« Les critères sont assez nombreux. Il y’a d’abord les différents cas de figures, quant c’est une personne physique qui veut ouvrir une clinique, elle doit adresser une demande au ministre de la santé sur laquelle, elle va mettre quatre photos d’identité, son curriculum vitae ; chez les fonctionnaires qui sont retraités où qui désirent parce qu’il y’en a qui n’ont pas atteint l’âge de retraite, normalement ils doivent avoir un arrêté de mise en disponibilité. il y’a également les copies de ses diplômes mais aussi un certificat d’aptitude physique et mentale « , explique-t-il.

Pour ce responsable de la santé au niveau de la préfecture de Labe, à date il y’a 43 cliniques privées dans sa juridiction. A la question de savoir si toutes ces cliniques ont les papiers qui leur permettent de travailler, ce spécialiste de la santé répond.

« On a recensé 43 cliniques dans la préfecture. Ce n’est pas évident qu’on trouve tous ces papiers là avec ces propriétaires de structures. Néanmoins, il y a beaucoup qui ont la plupart des papiers mais y’en a aussi qui n’en ont presque  pas. Et ceux qui n’en ont pas, on considère carrément que leurs cliniques sont clandestines. Maintenant ceux qui ont des papiers mais vu que ces derniers sont incomplets, lorsqu’on les a rencontré, on leur a demandé à chacun de se mettre en règle et qu’ une équipe passerait pour voir pour voir si les choses ont été mises en place. Pour les propriétaires de ces structures qui n’ont pas de documents, nous allons procéder à leur fermeture si les propriétaires n’acceptent pas de se mettre en règle  » , conclut le directeur préfectoral de la santé.

Il faut noter que selon le  DPS de Labe, sur les 43 cliniques se trouvant dans la  préfecture, peu d’entre elles respectent les critères énumérés par le ministère de la santé. 

A Conakry et comme partout en Guinée, des cliniques médicales poussent comme des champignons au grand dam des autorités, avec son corollaire de victimes parmi les citoyens.


Aissatou Diallo Labe pour guineetime