Conakry, Guinée: Le Président de la république a officiellement lancé la campagne électorale de la présidentielle du 18 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national.
Ce décret prend effet ce vendredi à partir de minuit. Une décision qui réjouissent certains citoyens dans les rues de Conakry. D’autres par contre parlent d’une drôle de campagne d’autant plus que la pandémie de coronavirus persiste toujours dans le pays.
Au lendemain de cette annonce, les réactions fusent de partout à Conakry, la capitale guinéenne. En faisant un tour dans des marchés au cafeterias en passant par des épiceries et enseignes, la déception des antis troisième mandat est perceptible. Assis ce vendredi autour de sa tasse de café dans une cafeteria à Kipé, commune de Ratoma, Diké Nestor Camara s’interroge. « Depuis plus d’un mois déjà le RPG est en campagne. Est-ce que l’Etat a pris toutes les dispositions sanitaires pour éviter le pire ? Est-ce que les militants vont porter les bavettes ? Est-ce que la distanciation sociale sera respecter ? ». Plus loin, notre interlocuteur s’inquiète de la violence dans le bas-quartier en cette période de campagne électorale.
A côté de lui, on aperçoit Fofana Nganifo, diplômé sans emploi, le jeunehomme se dit satisfait de l’annonce de la campagne. Selon lui, la quiétude du pays dépend de cette élection présidentielle.
Au marché locale de Kipé dans la banlieue de Conakry, Aissa Soumah, âgée de 35 ans, s’inquiète des provocations des militants pendant cette campagne.
Saloum condé