Retrait des avocats des détenus politiques : Ce que pense le FNDC !

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Conakry-Guinée : «Des interpellations orientées, aux allures de règlement de compte politiques, sont malheureusement validées par des décisions de justice iniques, visiblement dictées par le pouvoir exécutif. Des accusations fallacieuses, sans aucun fondement probant, servent de prétexte à l’arrestation et à l’emprisonnement de nos clients», sont entre autres des arguments avancés par le pool des avocats en charge de la défense de détenus politiques dans un communiqué publié hier jeudi dans la soirée.

Interrogé ce vendredi 12 février 2021 sur le retrait dans tous les dossiers des détenus politiques par les avocats composé de Me Mohamed Traoré, ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats, de Me Salifou Beavogui, de Me Alsény Aissata Diallo, de Me Pépé Antoine… Ibrahima Diallo, le coordinateur des opérations du FNDC, a salué cette décision de leurs défenseurs pendant ces périodes de lutte. « Au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), nous saluons le retrait des avocats dans toutes les procédures concernant les détenus politiques. Nous considérons que cela serait une faute professionnelle, sinon morale, de continuer à accompagner cette parodie de justice. Parce que nous ne comprenons pas pourquoi Foniké Mangue par exemple a été condamné, il n’y a pas de raison, il n’y a aucune preuve. Je crois que le gouvernement, aujourd’hui, est préoccupé par la crédibilité de la forfaiture que par sa volonté de rendre justice » estime-t-il. Pour lui, cette action de leurs avocats, qui leur ont longtemps accompagné au risque et au péril de leurs carrières, était la meilleure décision en ces temps qui courent. « Nous pensons qu’il n’y a pas d’autres options que celle-ci malgré les conditions de détention très difficiles des détenus politiques à la maison centrale. L’obligation s’impose aux avocats de ne pas accompagner n’importe quelle procédure. Surtout cette parodie de justice que nous assistons tous les jours », déclare ce responsable du Front anti troisième mandat. Il s’est prononcé sur la saisie des juridictions internationales de leurs avocats. « Nos avocats sont en train d’envisager cette option, c’est-à-dire la saisie des juridictions internationales et des organisations internationales qui sont intéressées par les conditions de détentions des détenus politiques pour davantage mettre la pression sur le régime répressif de M. Alpha Condé », conclut M. Ibrahima Diallo

Moïse Rama Fils