Dégel des comptes publics : s’il y a eu des malversations, « nous serons sans état d’âme, sans pitié »

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Conakry, Guinée : le secrétaire général de la Présidence de la République, Col Amara Camara, le Gouverneur de la Banque centrale et autres hauts cadres du pool financier de l’Etat étaient face à la presse ce samedi.

L’entretien a porté sur la loi des finances initiale et celle rectificative. Au regard des rumeurs de malversations de fonds après le dégel par le président de la transition, des comptes publics, le secrétaire général de la Présidence a indiqué la position on ne peut plus claire.

Pour le moment, à l’en croire, l’on ne peut parler de malversations. « Mais s’il s’avère que les sorties d’argent ne sont pas faites dans l’intérêt public », affirme Col. Amara Camara, »on sera sans pitié, sans état d’âme ».

Après sa prise du pouvoir le 5 Septembre dernier, le CNRD dans son communiqué 11, a ordonné le gèle des comptes publics de l’administration publique guinéenne. Ce, en croire le Gouverneur de la Banque centrale, pour « avoir une vue d’ensemble de la situation » financière de l’Etat. Par la suite, il y a eu des « mesures de souplesse » qui ont conduit au dégel des comptes de salaires des fonctionnaires, des dépenses du secteur éducatif, des gouvernorats, mairies pour la nécéssité de fonctionnement de l’administration locale, des EPIC, EPA etc…

« Certains établissements ont fait beaucoup de retrait. Chacun doit pouvoir justifier les retraits. C’est ce qui a fait l’objet de séances de travail » avec le CNRD, reconnait Loncény Nabé, Gouverneur de la BCRG.

En ce qui concerne la loi des finances rectificative, le Gouverneur de la BCRG a aussi rappelé qu’il y a eu des « interrogations » sur l’augmentation faramineuse des budgets de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale, de certains départements ministériels et institutions républicaines.

A la date du 15 Octobre dernier, le directeur national du Budget, Abraham Richard Kamano, a révélé que l’exécution des dépenses est à 70 pour cent des crédits adoptés et promulgués, repartis en charge financière, en biens et services, en transfert etc… S’agissant des Recettes, il note que les recettes mobilisées permettent de faire face aux dépenses.